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Visite privée du Château de Stirling

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Un château en Écosse

 

Toute la magie de l’Ecosse

 
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C’est là que Mel Gibson a projeté Braveheart en avant-première ; là que le nouvel an grégorien se fête sur fond de musique pop. Bob Dylan y a tenu plusieurs concerts. Théâtre de nombreux événements culturels et, jadis, de maintes batailles, le Château de Stirling est l’un des plus grands d’Écosse. Niché sur « the Castle Hill » – littéralement, la colline du château – sa beauté architecturale n’a d’égal que son importance historique. Une aura qui mérite un détour prolongé dans le cadre d’une visite privée exceptionnelle.

 

Depuis la vallée, on aperçoit une colonie d’arbres montant jusqu’au sommet. Pourtant, une fois arrivé au faîte de la colline, plus rien. C’est comme si cette forêt enchantée s’était volatilisée dans les airs. Une vaste étendue d’herbe savamment entretenue se profile jusqu’aux défenses du Château de Stirling dans un vert dont seuls les Anglo-Saxons connaissent le secret. On jette un dernier coup d’oeil à la ville qui épouse l’horizon en contre-bas, avant de s’engager dans l’une des forteresses les plus convoitées d’Écosse.

 

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Premier constat : la façade est presque intacte. On s’étonne que les bâtiments principaux datent des XVe et XVIe siècles. La bretèche, excroissance rectangulaire fixée aux fortifications extérieures, stimule à elle toute seule l’imaginaire. Dire qu’elle s’étendait, à l’origine, sur la largeur de tout un rocher. À ses deux extrémités, on se figure deux casemates, bunkers imperméables à toutes sortes de projectile, des flèches aux balles, en passant par boulets de canon et boules de feu. Sans compter les quatre grandes tours rondes, aux toits coniques qui encadraient l’entrée et dont on veut bien croire qu’elles contribuaient à l’harmonie des lieux.

 

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Au-delà de ces moindres vestiges, repose, à gauche de la bretèche, le palais lui-même. Conçu par Jacques IV, il doit son architecture mi-Renaissance, mi-gothique à Jacques V. Actuellement en phase de reconstitution, le plafond de la salle d’audience du roi arbore quelques portraits en médaillon – de la série « Têtes de Stirling » – dont les plus célèbres sont conservés soit au Smith Institute de Stirling soit au Musée national des Antiquités d’Edimbourg. Utilisé pendant des siècles comme une caverne, le Grand Hall, qui clôt la cour principale par la droite, a réussi à préserver sa grandeur – 38 mètres de long sur 11 mètres de large -, son authenticité. La visite s’achève au cœur de la chapelle royale, construite par le roi Jacques VI en 1594 pour le baptême de son fils, le prince Henri-Frédéric Stuart, mort de la typhoïde à l’âge de dix-huit ans.

 

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Quelques dates clés avant de quitter ce monument historique, depuis le siège de l’Anglais John Sampson, en 1299, jusqu’à la fin de la révolution jacobine en 1746, en passant par la prise du château par Cromwell en 1651. Fort d’anecdotes croustillantes sur la dynastie des rois d’Écosse, on se précipite dehors avec l’impression désormais de dominer Stirling, qui attend encore d’être visitée.

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