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Voyage de luxe en Polynésie française

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La perle, trésor du Pacifique

 
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On dirait une table de banquet, et pourtant ce n’en est pas une. De main en main défile une série d’huîtres fraîchement récoltées au beau milieu de l’Océan Pacifique. C’est la dernière étape d’un long processus que l’on se voit détailler sur l‘atoll de Takaroa, dans l’archipel des Tuamotu, là où se cache la perle noire, le plus grand trésor de la Polynésie française. Le thème parfait d’un grand voyage de luxe.

 

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Travail à la chaîne ne rime pas forcément avec usine et industrie. On regarde tout autour pour découvrir une dizaine de maisons sur pilotis surplombant une eau turquoise. Les éleveurs sont si loin de la capitale qu’ils doivent élire résidence là où se réalisent les cultures. On glisse la main dans ce que l’on prend à tort pour un sac débordant de billes couleur pétrole. La visite exclusive de la ferme de Takaroa peut alors commencer.

 

Dans un grand open space, un modeste groupe de Polynésiennes – toutes générations confondues – ouvre légèrement les huîtres locales pêchées par leurs maris pour y insérer de quoi fabriquer une perle. Leur travail relève de l’orfèvrerie tant il faut s’armer de patience et de précision pour découper, au scalpel, des morceaux de membranes extraits de mollusques choisis à cet effet. Une fois l’opération achevée, ces ouvrières aux doigts de fées procèdent à une première greffe qu’elles complètent par l’ajout d’une bille, surnommée « noyau » et censée parfaire la forme de la perle une fois celle-ci repêchée, après deux ans de culture sous-marine.

 

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La visite se poursuit à la surface, puis au fond des eaux claires de Takarao. On embarque dans un bateau à moteur dernier cri, pour une séance de plongée bien particulière. La température du lagon est agréable au point d’abandonner la combinaison. Priorité au guide, lequel ajuste son masque avant de s’immerger dans le bleu de l’océan. On lui emboîte le pas, à deux ou trois battements de palmes de distance. Soudain, on tombe sur des guirlandes d’huîtres suspendues à un câble lui-même tendu par deux piquets. Avant de discerner ce chapelet de coquilles, c’est un amas de filets que l’on entraperçoit dans le mouvement trouble des vagues. La zone de culture est si grande que l’on a l’impression d’une étendue d’eau quadrillée. Surpris par l’apparence et le contenu de ce grillage, on remonte à la surface attendre les autres nageurs, dont quelques éleveurs partis cueillir les huîtres prêtes pour une seconde greffe.

 

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Retour à la table d’opération. « On ne sait jamais sur quoi l’on va tomber », explique le guide. Des sphères parfaites, des ovales, des ratés… Toutes, en tout cas, portent le nom de black pearl. La taille, elle, varie selon l’âge de l’huître, de quatorze à dix-sept millimètres de diamètre. Plus elle trempe dans l’eau, plus elle grossit.

 

Ouverture des huîtres en deux. De la partie inférieure, on extrait une perle noire ou bleue. Et, beaucoup plus rares, les plus chanceux découvrent le plus grand trésor de la Polynésie française : des perles blanches !

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