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Laponie : les secrets des aurores boréales

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Difficile de dissocier la Laponie et la Scandinavie de leur attrait naturel le plus impressionnant : les aurores boréales. De larges halos ondulés de lumière verte, rouge ou bleue, mystérieusement suspendus dans les astres, éclairant les ténèbres des nuits hivernales du Grand Nord. Un spectacle hors du commun pour un véritable voyage de luxe, très apprécié des contemporains et craint des peuples d’antan. Mais toujours difficile à comprendre. Petit éclairage…

 

Les aurores polaires existent depuis que le monde est monde. Sujettes à toutes sortes d’interprétations depuis lors, des manifestations divines aux représentations des âmes des morts ou des animaux en passant par de l’intervention extraterrestre. Les théories les plus farfelues se sont succédées. Observées par des astronomes grecs et romains de l’Antiquité, elles sont étudiées par les scientifiques depuis le XVIIe siècle. Mais cela ne fait qu’une soixantaine d’années que leur mystère semble enfin compris.

 

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Dès le XVIe siècle, les premières études accordent un lien entre ces manifestations célestes et les tâches observées sur le Soleil. Un siècle plus tard, de nouveaux soupçons portent sur le champ magnétique terrestre. Des théories plus que des constats, certes tenaces mais impossibles à vérifier à l’époque. Que les astronomes d’alors soient soulagés : ils avaient raison. Aujourd’hui, le lien entre les aurores, les éruptions solaires et le champ magnétique terrestre a été établi, vérifié et expérimenté.

 

L’explication est simple mais nécessite quelques mots barbares. Lors d’une éruption solaire, des atomes et particules subatomiques de style proton ou électron sont projetées dans l’espace. Arrivés à proximité de la Terre, ceux-ci sont pris au piège par le champ magnétique terrestre qui les conduits aux pôles. Dans ce voyage, ils rencontrent l’air terrestre et ses atomes d’azote et d’oxygène. Excités par l’arrivée de ces nouveaux compagnons de l’Espace, ces derniers s’illuminent subitement en rouge, en vert ou en bleu et forment les voiles de lumière que l’on connaît. Le phénomène n’est pas exclusif à la planète bleue : d’autres comme Jupiter ou Saturne ont également leurs propres aurores polaires.

 

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Les aurores polaires sont boréales près du pôle Nord et australes près du pôle Sud. Si on parle le plus souvent des premières, c’est simplement parce que ce sont celles qu’on voit le plus souvent. Où ça ? En Alaska, au nord du Québec, au nord de la Russie et bien sûr en Scandinavie. Quand ? En théorie toute l’année. Mais comme elles ne sont visibles que de nuit, mieux vaut choisir l’hiver ! Et comme elles sont plus visibles par un temps dégagé, les meilleurs moments sont les périodes de septembre-octobre et février-mars.

 

En Europe, si l’Islande ou encore l’Écosse sont assez bien placées, on aperçoit parfois (vraiment parfois) les voiles lumineux dans le ciel Français, et dans de très rares cas jusqu’en Espagne. Mais le spectacle est fade, du genre qui donne envie mais ne comble pas. Non, le meilleur endroit où aller pour apprécier les aurores, c’est définitivement la Laponie. En Norvège, en Suède ou en Finlande. Ou dans les trois à la fois.

 

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Les Samis, la principale ethnie de Laponie, ont d’ailleurs vécu sous ces aurores boréales. Bon, à l’époque, ils se réfugiaient sous leurs tentes dès qu’ils en apercevaient une pointer un bout de lumière. Mais aujourd’hui, le phénomène enchanteur attire de très nombreux curieux. Notamment des photographes, amateurs ou professionnels, seul ou en groupe, pour apprendre ou pour le plaisir.

 

Pour eux, l’aspect scientifique n’a qu’une moindre valeur, il s’agit de capturer la magie du moment. Mais ils gardent un œil sur le calendrier. Car l’intensité des aurores varie, selon les années, en fonction de l’activité du Soleil. Plus celle-ci est forte, plus les aurores sont longues et belles.

 

Bonne nouvelle : le prochain pic de l’activité solaire est prévu pour 2013. Plus de temps à perdre, direction la Laponie !

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