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Vivre la poésie de l’Irlande

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Dublin, sur les traces des écrivains

 

Terre charmeuse, l’Irlande est aussi une contrée poétique, entre les écrits des chantres dublinois et la beauté sauvage des îles Blasket, archipel isolé de l’océan Atlantique.

 
Article publié sur Atlantico.fr le 16 février 2013
 

Foyer international de pubs, Dublin est avant tout une pépinière d’écrivains célèbres. De George Bernard Shaw à Samuel Beckett en passant par William Butler Yeats et Seamus Heaney, cette petite capitale a donné naissance à non moins de quatre Prix Nobel. Pourquoi prendre la littérature comme point d’accroche ? Pour une raison historique : les mots ont longtemps servi de bouclier face à la domination britannique. Moindres sont devenus les maux de ce peuple cultivé. Lui rendre visite semble une bonne idée.

 

Dublin_writers_museum1

 

Direction le nord de la ville. Pas de quartier ! Première étape : longer la Liffey, fleuve qui traverse la ville, depuis l’hôtel des douanes, Custom House, jusqu’à O’Connel Bridge avant de tourner à droite, dans O’Connell Street, haut lieu de la résistance irlandaise. C’est là que se tient, l’air désinvolte, la statue de James Joyce, juste à côté de la General Post Office et de la Spire, cette gigantesque aiguille qui domine le quartier. En bifurquant à gauche, on tombe au beau milieu du Moore Street Market, un modeste marché, chaque jour fidèle à son poste.

 

Statue_James_Joyce2

 

Au bout de cette truculente promenade se profile au coin de Parnell Square une maison de style géorgien qui attire immédiatement le regard. Fort d’une documentation abondante sur les grandes plumes irlandaises, d’Oscar Wilde à Samuel Beckett, en passant par James Joyce, entre autres, le Dublin Writers Museum est un des rares musées à proposer des audio-guides gratuits. Oui, gratuits ! Et surtout complets, le but étant de montrer l’importance des écrivains irlandais dans la littérature mondiale. Outre une riche correspondance entretenue par les principales figures mentionnées plus haut, le musée expose des objets précieux, tels qu’un manuscrit original de Swift, un exemplaire d’Ulysse dédicacé par James Joyce, le piano de ce dernier, la première édition du Dracula de Bram Stoker… Autant de trésors qui raviront les littéraires.

 

Au cœur de Merrion Square trône la statue d’Oscar Wilde, érigée en 1997 par le sculpteur Danny Osborne. La maison natale de G.B. Shaw, sise au 33, Synge Street, procure également une expérience enrichissante. Enfin, les pubs jouent un rôle majeur dans la mémoire littéraire : en été, le Dublin Literary Pub Crawl, par exemple, propose tous les soirs une visite des pubs historiques en compagnie de comédiens qui lisent les œuvres des grands auteurs dublinois.

 

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Devinette : qui a étudié au Trinity College ? Toujours les mêmes, Swift, Beckett, Wilde… C’est également là que se cache le Book of Kells dont l’histoire palpitante se voit retracée dans le cadre d’une exposition débouchant sur l’entrée de la bibliothèque historique de l’université (à ne pas confondre avec le point de ralliement actuel des étudiants). En sortant de Trinity, prendre à droite vers la Bank of Ireland, avant de s’engager dans Dame Street. Un détour qui permet de repérer quelques restaurants ou sinon d’aller au moins boire un verre à l’Irish Film Institute ; parce que, après tout, il n’y a pas que des livres à Dublin.

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