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Le top 3 des expos, à Londres (automne 2015)

  |   Angleterre, Europe   |   1 Comment

 

Ce n’est un secret pour personne, Londres est l’une des capitales artistiques de l’Europe. Les musées y rivalisent sans cesse de nouveautés. En ce moment, les amoureux de Goya doivent se précipiter à la National Gallery. Les fans d’Hergé n’ont d’autre choix que de se rendre à la Somerset House. Quant à Tate Modern, c’est une étape incontournable pour les amateurs d’art contemporain. C’est là que débute ce voyage sur-mesure, au bord de la Tamise. Un luxe, en somme.

 

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Les rives du fleuve anglais scintillent déjà de mille feux. Noël approche à grands pas. L’entrée du musée est cachée par un marché de friandises. On s’élance à l’intérieur, à la rencontre du descendant d’Alexander Calder, l’artiste à l’affiche. Quel honneur de découvrir l’exposition en compagnie du petit-fils du sculpteur ! On doit notamment à ce pionnier de l’art cinétique des portraits en fil de fer. Parmi ses modèles, on compte Joan Miró ou Fernand Léger, par exemple. Telles sont les figures, pour ne pas dire figurines, qui se découpent dans les premières salles. Noir sur blanc, c’est évident. Cette sobriété dans la scénographie permet de laisser parler les œuvres.

 

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De la Tate, on remonte à la Somerset House, à deux pas de Covent Garden. La cour principale de cette institution londonienne est occupée par une vaste patinoire où se multiplient chutes et glissades, le tout dans la bonne humeur générale. À gauche de cet espace de loisir, se trouve Tintin. Où exactement ? Derrière la troisième porte en partant du salon de thé. Cet élan de l’extérieur vers l’intérieur sert de transition à l’exposition consacrée au héros du dessinateur belge, dit Hergé. Les murs arborent les mêmes motifs qui ouvrent et concluent les albums publiés chez Casterman, de 1942 à 1983. Sur les cheminées des trois salles reposent des photos et documents d’archives empruntés au Musée Tintin de Louvain-la-Neuve, en Belgique. Au milieu de chaque pièce trône une installation inspirée de l’une des aventures du reporter à la houppette rousse et de son chien blanc comme neige. D’ailleurs Milou, en anglais, se dit Snowy (neigeux).

 

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À la National Gallery, on retrouve Laetizia Treves, conservatrice des peintures italiennes et espagnoles de 1600 à 1800, et commissaire de l’exposition « Goya ». C’est elle qui, durant l’accrochage, a exprimé les premiers doutes quant à l’attribution d’une des pièces phare de la collection permanente du musée au maître espagnol. En effet, le Portrait de Doña Isabel Porcel se distingue d’un point de vue technique. Le rendu des tissus et la psychologie du personnage ressort beaucoup moins que dans d’autres toiles de l’artiste. Cette découverte a été favorisée par la confrontation de prêts venus des quatre coins du monde. Parce que maintenu dans le parcours, le « faux » en question s’accompagne d’un cartel plus riche en informations. Le réalisme des quelque 70 peintures exposées force la comparaison avec des photographies.

 

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Reste l’exposition dédiée Ai Weiwei, à la Royal Academy de Londres. À voir, ne serait-ce que pour la polémique qu’elle a déclenchée. Un voyage exceptionnel donc, au coeur de l’art, au coeur de l’Europe.

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  • Un Noël sans vague, à la Fondation Maeght - MEs MOts d'expos | jan 11, 2016 at 11 h 45 min

    […] Les bronzes décharnés que l’on croise au fil du parcours sont, eux, deDiego Giacometti. Son célèbre Homme qui marche avance, immobile, sur la terrasse du rez-de-chaussée. Sur le balcon supérieur, on retrouve un nom familier, Alexander Calder, que l’on vient de découvrir au travers d’une rétrospective fascinante à la Tate Modern (Voir Top 3 des expos à Londres). […]

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