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The Colony fait son cinéma

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The Colony rime avec gastronomie. Ou presque. Sur le papier, non, mais dans la bouche, indiscutablement. Ouvert sept jours sur sept, le restaurant du prestigieux cinq étoiles The Beaumont, ouvre ses cuisines matin, midi, et soir, aux Londoniens, ainsi qu’aux voyageurs les plus gourmets. Situé au cœur de Mayfair, centre artistique de la capitale anglaise, sa carte puise son inspiration des deux côtés de l’Atlantique.

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Un mot du décor, pour commencer. Dans la lignée de la déco Art Déco – justement – de l’hôtel, The Colony adopte un style années 1920-1930. Les photos sur les murs de cette salle à manger cotée représentent pour la plupart des stars de ces années-là, à savoir des personnalités qu’auraient pu connaître Mr. Beaumont, le personnage fictif qui aura donné son nom à l’établissement. À ces portraits en noir et blanc, que le personnel est censé savoir identifier, s’ajoutent des fresques de l’Américain John Mattos.

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Passé l’American Bar, décoré dans le même esprit, on prend donc place sur l’une des banquettes écarlates de The Colony. Il est huit heures du soir. On a le choix entre des mets froids ou, à l’inverse, chauds. Dans la première catégorie s’inscrivent des yaourts au lait de brebis ou de vache, une gamme infinie de compotes, différentes recettes de müesli, y compris celle du quinoa Bircher, des tartines d’avocat ou des avocats au saumon fumé, et un trio de smoothies (banane-pomme-vanille, épinards-banane-lait d’amande, et myrtilles-spiruline-lait d’amande). Quant aux produits cuisinés, ils incluent des viennoiseries, des pancakes, du porridge, des œufs de toutes sortes, et surtout des formules. « The Beaumont Continental Breakfast » consiste en un jus, un café ou un thé, une salade de fruits frais, des toasts, et une pâtisserie maison ; « The Beaumont Full English Breakfast » présente la même composition, avec des œufs, des tomates, et du boudin noir en plus.

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Le reste de la journée se partage entre des spécialités européennes et américaines. Côté mer, l’espadon rivalise avec un pavé de truite, un filet de cabillaud, un bar poêlé, une sole meunière et un Lobster & Chips. Côté terre : les frites s’imposent comme accompagnement, du jambon fumé au poulet, en passant par tous les morceaux du bœuf (entrecôte, faux-filet, bavette…). L’alternance UK-US se fait connaître à partir de ce que les anglophones appellent « entrées », à savoir les plats de résistance. En l’occurrence inclassables, puisque poissons et viandes ont leur propre section sur la carte. À la Shepherd’s Pie et aux Braised Lamb, spécialités anglaises, répondent les macaroni & cheese et le Buttermilk Fried Chicken, des plats plus répandus en Amérique. La même scission s’opère parmi les desserts, entre la crème brûlée française, la panna cotta italienne, et le Red Velvet cake, le cheesecake, et les cupcakes, de grands classiques états-uniens.

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Sans oublier les Sundays, dont la préparation est partagée sur le site du restaurant sous forme de court-métrage. « The Colony Grill Room presents Stephen Spender in Spoilt For Choice  ». Le même format s’applique à trois autres recettes. Texte blanc sur fond noir, bruit d’une pellicule qui tourne, musique de fond aux accents jazzy… Si la découpe de quelques légumes doit évoquer le cubisme de Pablo Picasso, la préparation de la sole meunière est associée au comédien australo-américain Errol Flynn Knife Skils. Enfin le flambage de bananes incombe à l’actrice britannique Vivien Leigh dans une fiction intitulée « Burning Desire » (un désir brûlant, en anglais).
The End.

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