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Le St. George Residence Boutique Hotel, l’ancêtre de Budapest

  |   Atlantico Grand Large, Europe, Hongrie   |   No comment

 
Article publié sur Atlantico.fr le 13 avril 2013
 

Entre Buda et Georges on ne sait plus à quel saint se vouer. Buda, c’est l’une des trois villes fédérées au XIXe siècle en l’actuelle capitale de la Hongrie ; Saint-Georges, le chevalier qui terrasse un dragon. Mais que vient faire ce personnage à Budapest ? Rien de spécial, à part prêter son nom au bâtiment d’hôtel le plus vieux de la ville. Un rapprochement pas si incongru quand on sait que La légende dorée, qui rapporte les exploits de cet illustre héros, date du Moyen-Âge. Or c’est à la même époque que les murs du St. George Residence Boutique Hotel ont été érigés, il y a près de 700 ans. La boucle est bouclée. Il ne reste plus qu’à partir.

 

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Quelle est la première chose que l’on fait quand on franchit le seuil d’un hôtel ? Se présenter à la réception, soit ; mais après ? Visiter sa chambre tantôt pour vérifier qu’elle correspond aux critères de réservation, tantôt pour se reposer avant de s’en aller en excursion. Le deuxième cas s’applique au St. George Residence Boutique Hotel. Né en 1785 de l’union de trois habitations médiévales, cet hôtel cinq étoiles représente une véritable expérience en soi. Un voyage dans le temps exceptionnel. En effet, ce n’est pas tous les jours que l’on peut dormir dans un décor baroque ; brancher son chargeur dans un mur de pierre, marcher pieds-nus sur des tommettes écarlates, ou bien une moquette en velours bordeaux, ranger ses chemises dans une commode de style empire, compter les poutres au plafond, contempler son reflet au cœur d’un cadre doré… Au-delà des 26 appartements, une taverne médiévale où de grands chefs concoctent régulièrement des plats tantôt seigneuriaux, tantôt contemporains. Et au-delà de la nourriture, une ville pleine de culture.

 

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Une fois reposé et repu, que fait-on généralement ? On se lance à la découverte des environs. À raison, puisque Budapest regorge de surprises. Un véritable labyrinthe de 1 200 mètres de long s’étire, par exemple, dans les souterrains du Palais de Budavár. S’étirait, en vérité. Fermé pour une durée indéterminée, cet espace historique aux lumières tamisées créait une atmosphère moyenâgeuse assortie à l’architecture de l’hôtel et, a fortiori, au centre de Budapest. Trônant à l’angle des rues Fortuna, la Résidence St. George occupe ce que les guides appellent le « quartier du château », inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Noyé dans un essaim de boutiques et de restaurants, ce secteur abrite des monuments tels que le Bastion des Pêcheurs, avec sa vue imprenable sur la ville, ou l’Église Mathias, alias Notre-Dame, transformée en étable à chevaux lors de l’invasion de Turcs en Hongrie au XVIe siècle.

 

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Peste de soit de Buda ! De même que le cœur bat à gauche de la poitrine ; de même ce quartier anime l’ouest de la capitale hongroise, volant souvent la vedette à sa moitié orientale. Pourtant, qui dit mondialisation ne dit pas nécessairement compétition. Séparé par le Danube, Buda et Pest se complètent sans jamais se détester.

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