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Bahamas - Paplum

Soleil et liberté aux Bahamas


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En grec, Eleuthera, c’est la liberté. Aux Bahamas, c’est une île. Paradisiaque, bordée des plus belles plages du monde et animée d’une population chaleureuse et festive.

 
Article publié sur Atlantico.fr le 4 janvier 2014
 

Dans l’esprit de beaucoup, qui dit vacances, dit liberté. Quoi de mieux alors qu’une échappée aux Bahamas ? A Eleuthera, la liberté, en grec.
Reconnue comme l’une des plus belles îles cachées de la planète – « the Best Secret Islands On Earth » – par le magazine Travel and Lesiure en 2010, quelques-unes de ses plages constituent des points de retraite hautement protégés aux Bahamas. On les recommande rarement afin d’en préserver l’authenticité, mais elles demeurent tout de même faciles à trouver : elles longent une bonne partie de cette île atypique, longue de 180 kilomètres pour à peine deux de largeur. Un luxueux périple dans un paradis perdu et ensoleillé.

 

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A peine arrivé, on se sent l’âme d’un conquérant. Manque le drapeau à planter dans le sol pour marquer le début d’une grande aventure. Une pensée pour Christophe Colomb qui, accostant aux Bahamas en 1492, croyait avoir découvert les îles japonaises. L’air n’est ni sec, ni humide. Une légère brise souffle sur le visage de quelques vacanciers échoués sur ce petit bout de paradis terrestre. La mer, comme on s’y attend, est turquoise. Les noix de coco s’entrechoquent en surplomb, tandis que les feuilles de palme s’entrelacent dans un bruissement enchanteur. Faire le tour de l’île est une expédition en soi, on commence donc par étapes.

 

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Premier arrêt : Gregory Town. Autant de couleurs ne trompent pas : on est bien aux Caraïbes. Pas un bruit, comme si la ville entière était endormie. Sieste oblige. On se croirait des siècles en arrière, dans un décor de l’Ancien Monde. Tout surprenant que ce soit, Eleuthera regorge d’animations. On le sent bien à l’odeur de poulet aux épices qui circule, dès seize heures, dans les ruelles ensablées. Les maisons bariolées ressemblent à des cabanes de pêcheurs. Pas un chat sur la plage, pas un chat sur les flots pourtant. Mais où sont les bateaux ? Au-delà de l’horizon ; à l’abri des regards indiscrets. Les enfants jouent au ballon rond à la sortie des cours. Des chaînes hifi surgissent sur les rebords de fenêtre. Les postes de télévision s’allument à l’heure du dîner. Tout semble si simple, si paisible.

 

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La plupart du temps, oui. Sauf quand les traditions dominent l’île. Lors de la Fête à l’ananas, the Pineapple Festival, par exemple, Gregory Town se transforme en une vraie foire d’empoigne. Tout le monde se bouscule de joie. Aucune voiture en vue : la circulation est réduite à la portion congrue. Les stands de fruits germent comme autant de jonquilles à l’arrivée du printemps. Tandis que les femmes apprennent aux passants comment découper un ananas à la perfection, transmettant aux plus chanceux leurs vieilles recettes de grand-mère, les hommes, tous perchés sur une échelle, accrochent bannières et câbles électriques.

 

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Nul besoin d’attendre le mois de juin, toutefois, pour goûter à l’effervescence locale. Il suffit d’aller un vendredi à Governor’s Harbour. C’est le jour des barbecues. Grâce à un système de roulement hebdomadaire, chaque insulaire finit par recevoir ses voisins chez lui. Sur un porche, dans un jardin, ou directement sur le trottoir. Tout dépend du temps –  quoiqu’il pleuve rarement aux Bahamas – des moyens dont dispose chacun des hôtes, du nombre de convives, etc. D’où une grande diversité dans les festivités.

 

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L’hospitalité des autochtones n’a d’égal que l’accueil des bars de quartier. Parmi les institutions de l’île, l’Elvina’s Bar, où il arrive à Lenny Kravitz de s’arrêter pour boire un verre. C’est là que vont tous ses fans dans l’espoir de le voir. Hormis les groupies de la star, on peut venir déguster au comptoir le meilleur Goombay Smash de la région, un cocktail fait à base d’ananas, de jus d’orange, et de rhum. Mais la plus grande attraction de l’établissement, c’est Dr. Seabreeze lui-même, Cebric Bethel de son vrai nom. D’origine anglaise, cette étoile régionale enchante régulièrement l’Elvina, d’une musique à cheval entre soca, reggae et calypso. Qu’il soit là ou non, la scène n’est jamais vide.  Entre professionnels et amateurs, la clientèle de ce lieu typique ne se retrouve jamais en manque de musique. À chaque pause, en effet, le plancher craque comme pour prendre le relais.

 

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Impossible de quitter Eleuthera sans en avoir visité le sud. C’est là que s’étend, tout au bout de l’autoroute Queen’s, Lighthouse Beach. Pourquoi Lighthouse ? Il n’y a aucun phare dans le paysage.

 

Seul un bloc de pierre de moindre taille apparaît comme le vestige d’un monument érodé par le temps. Mystère… Mais quelle importance ? On est au paradis !

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