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St Petesburg - Atlantico

Saint-Pétersbourg, joyau de toutes les Russies

  |   Atlantico Grand Large, Europe, Russie

 

Tout autour de Saint-Pétersbourg

 

A Saint-Pétersbourg, découvrez l’histoire, la culture et les monuments du joyau de la Russie. Mais aussi l’Ermitage, l’un des plus beaux et des plus grands musées d’Europe.

 
Article publié sur Atlantico.fr le 26 janvier 2013
 

Pétrograd (1914-1924), Léningrad (1924-1991) ou Saint-Pétersbourg ? Avec tant de noms, on ne sait plus à quel saint se vouer. Entre les extravagances de l’âge baroque, le faste du classicisme et la fièvre révolutionnaire, la capitale culturelle de Russie apparaît comme la ville de tous les excès. Elle n’est en réalité que le reflet de la démesure impériale. Datant de 1703, sa fondation répond à la volonté de Pierre le Grand d’ouvrir une « fenêtre sur l’Occident. » Son passé pour le moins houleux se dévoile au gré de chaque promenade effectuée dans le cadre d’imposants palais, de paisibles canaux et de majestueuses avenues. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1990, Saint-Pétersbourg force l’émerveillement. La même féérie opère d’ailleurs à sa périphérie.

 

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Passés les grands centres d’attraction de la ville, de Notre-Dame de Kazan à la place du Palais d’hiver, sans oublier la statue de Pierre le Grand, il est bon de se pencher sur ses environs afin de s’imprégner plus en profondeur de la culture russe. Direction, tout d’abord, l’île aux Lièvres, où se dresse la cathédrale Pierre-et-Paul. Construite sous Pierre le Grand, ce monument occupa diverses fonctions au fil du temps. Bastion de défense contre les Suédois, il servit également de caserne et de prison. C’est là, enfin, que reposent les tsars de Russie. Avec sa flèche de 123 m surmontée d’un ange crucifère, la cathédrale Pierre-et-Paul est devenue un des symboles de Saint-Pétersbourg.

 

À 25 km de celle que l’on appelle aussi la « Venise du nord » se trouve un village autrefois connu sous le nom de Tsarskoïe Selo. Le terrain fut offert par Pierre le Grand à sa femme Catherine Ire, qui souhaitait en faire une résidence secondaire. C’est sa fille Elisabeth Ire qui mena ce projet à bien et ce grâce à l’expertise de Bartolomeo Rastrelli, l’architecte de l’Ermitage. Une question demeure : si le modèle à transcender était Versailles, pourquoi avoir rebaptisé le bourg Pouchkine ? Parce que le grand poète homonyme y étudia de 1811 à 1817 ; voilà pourquoi.

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Le palais Pavlovsk est quant à lui situé à 27 km de Saint-Pétersbourg. Sa structure « en arc-en-ciel » atteste la richesse de son architecture, due à l’Écossais Charles Cameron, lequel travailla 20 ans au maintien d’une certaine harmonie. Catherine II jeta son dévolu sur cet endroit en 1777, mais dut attendre 3 ans avant d’en débuter la construction. 600 hectares de bois et de lacs, ce n’est pas rien. On comprend l’engouement de l’impératrice pour ce paradis vert.

 

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Reste Petrodvoretz, ce chapelet de palais défilant le long du Golfe de Finlande. Mentionnée pour la première fois en 1705, cette ville peuplée de fontaines et de parcs a souvent été comparée à Versailles.

 

Décidément ! Quand on pense à l’impact qu’a pu avoir la France sur les Russes, on est en droit de se demander ce que l’on recherche à l’Est. Une ressemblance avec l’Ouest ? Il n’y aurait alors aucun dépaysement, aucun intérêt à voyager. La gallomanie était certes un phénomène très répandu en Russie ; toutefois la fascination que se vouent aujourd’hui les deux puissances économiques est mutuelle. Poutine a certes proposé un passeport à Gérard Depardieu, mais l’acteur, en fin de compte, ne l’a-t-il pas accepté ?