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Saint-Barthélémy : Un peu d’histoire

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Saint-Barthélemy. Surement plus connue sous son diminutif de Saint-Barth. Antilles, soleil, luxe, jet set, bling bling. Plus que des clichés, ils sont aussi une réalité de l’île. Mais une réalité qui ne doit pas faire oublier son histoire et sa culture. Allez, c’est parti pour un petit cours de rattrapage !

 

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Comme beaucoup de terres du coin, Saint-Barthélemy a été découverte par le plus célèbre navigateur de l’histoire. Pas le Commandant Cousteau, non, mais bien Christophe Colomb. Et ce dès 1493 et son deuxième voyage dans le Nouveau Monde. L’esprit de famille aidant, il la nomme alors du prénom de son frère. Mais toujours concentré sur le boulot, il n’oublie pas la mission et revendique Saint-Barthélemy pour l’Espagne.

 

Problème : Saint-Barthélemy ne produit aucune richesse, et l’île est vite considérée comme inutile. Les Français l’occupent pour la première fois en 1648. Pas très longtemps. De 1651 à 1656, les chevaliers de Malte se chargent de la gouvernance. Puis quittent les lieux, les laissant abandonnés jusqu’en 1674 et le rachat par les Français. Pas encore définitivement, puisqu’en 1784, Louis XVI l’échange aux Suédois contre un droit d’entrepôt sur la Mer du Nord. Pas vraiment le même climat…

 

En 1878, Saint-Barthélemy est rétrocédée à la France (contre 320 000 francs). Pour de bon cette fois. L’île est rattachée à la Guadeloupe et en devient une commune et un arrondissement en 1946. Jusqu’en 2007, où elle devient finalement une collectivité d’outre-mer. Plus de cinq siècles pour lui asseoir un statut définitif. Pas une histoire facile. Il faut dire aussi que ce n’est pas une île des plus simples à dompter.

 

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Avant d’accueillir les hôtels luxueux, les colons ont du faire face à son profil plutôt rocailleux. Encadré de 32 km de côtes, le paysage accidenté de cette île volcanique ne s’élève pourtant pas bien haut. Simplement à 286 m au dessus du niveau de la mer. Il faut dire que les roches n’ont pas vraiment beaucoup de place pour se hisser : seulement 21 km². Trois de plus, si on compte les nombreux îlets qui l’entourent, lui donnant ainsi une sorte de charme et de reconnaissance naturelle que seuls les éléments peuvent comprendre.

 

Les 9000 habitants peuplant l’île sont principalement des descendants de colons normands, bretons, poitevins ou charentais, les Africains de l’île ayant émigrés dès l’abolition de l’esclavage. Ces neufs milliers d’âmes se partagent le territoire en 40 quartiers. C’est pourtant une seule de ces zones, Gustavia, la plus importante car chef lieu de l’île, qui contient l’essentiel des monuments historiques. Notamment la Maison des Gouverneurs, ancien hôtel de ville, construit dans les années 1780 à base de matériaux locaux, entre autres des fragments de lave. Cette résidence fut le point de ralliement des politiques suédois pendant près cent ans. Preuve de cet héritage, elle est une maison culturelle suédoise depuis 2001. Mais aussi le musée territorial, où est exposé l’ensemble du patrimoine pour un vrai voyage historique et culturel.

 

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On ne va pas se mentir : le tourisme à Saint-Barth s’est surtout développé pour son climat. Depuis que David Rockefeller, le milliardaire américain, y acheta une propriété en 1957, l’île a acquis son statut de destination touristique haut de gamme. Et du même coup sa seule source de richesse. Quand bien même, l’occasion de visiter est trop grande. Gustavia, avec ses monuments et son histoire, les collines de l’île, avec ses forêts replantées et sa faune préservée et enfin les plages version carte postale composent un parfait voyage de luxe et de repos.