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Gansbaai - Atlantico

A la rencontre du grand requin blanc à Gansbaai

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Requins coquins à Gansbaai

 
Article publié sur Atlantico.fr le 27 octobre 2012
 

Habituellement, tout le monde se met en quête du Grand Bleu, une couleur qui sied aussi bien au ciel qu’à l’océan. Plus rares sont les vrais explorateurs de fonds marins ; ceux qui n’ont peur de rien. Tandis que les uns reculent devant le danger ; d’autres s’en nourrissent. Dans tous les cas, le prédateur le plus attendu, si ce n’est vendu, demeure le requin. Le grand requin blanc, pour être exact. Plus connu sous le nom de carcharodon carcharia, c’est à Gansbaai, au White Shark Diving, que se cache ou s’exhibe, selon les saisons, ce féroce poisson. Pourquoi partir à sa rencontre ? Parce que c’est une star : l’animal a inspiré Les dents de la mer de Steven Spielberg. Alors, prêts pour une aventure aquatique absolument fantastique ?

 

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Si oui, n’oublions pas tout de même que le grand requin blanc mesure, comme le suggère son nom, pas moins de six mètres. De quoi engloutir des repas de tailles diverses. Y compris des tartares d’hommes ! En effet, si le carcharodon carcharias n’est pas exclusivement anthropophage, il ne s’en attaque pas moins, de temps en temps, aux humains. Au-delà de ce détail – « sans aucune espèce d’importance » –  il suit un régime plus maigre essentiellement composé de pinnipèdes, tortues et de cétacés. Inutile, par conséquent, de s’affoler !

 

Une fois rassurés, direction le White Shark Diving. Situé à près de deux heures de Cape Town, ce célèbre site de plongée, propose des excursions aux alentours de Shark Alley, à savoir entre l’île de Dyer, véritable sanctuaire d’oiseaux et de pingouins, et l’île de Geyser, où résident quantité de phoques. Non loin de là, rôdent les requins blancs, tandis que passagers et capitaine espèrent leur arrivée entre deux jus de fruits.

 

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18 personnes dont 5 membres d’équipage ! Un appât qui, malgré sa taille, ne suffit pas parfois à attirer les vilaines bêtes à nageoires. 50% de chances de les voir en février ; contre 80%  d’avril à juillet et de septembre à novembre. Il faut donc bien choisir son jour. Autrement, on peut toujours se rabattre sur les otaries et les pingouins, dont il est malheureusement impossible de s’approcher tant les flots, autour de leur îlot, se révèlent agités.

 

Face à pareille incertitude, il est encore moins de raison de craindre les immersions dans la mer. Favorisées par un système de narguilé, celles-ci durent 35 minutes minimum. Quelle aubaine ! L’occasion rêvée d’apprécier le spectacle au premier rang. Quatre heures en tout, soit à la surface, soit sous l’eau. Dommage que l’on perde du temps à décliner son nom, son adresse, etc. Sans omettre la décharge à signer en cas d’accident et qui dédouane le tour-opérateur…

 

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Bleu, comme la mer dans laquelle ils nagent ; blanc, d’après la classification des espèces animales ; rouge, en raison du sang qu’ils font couler. En réalité monochromes, mais non monotones, les requins en font voir aux nageurs et navigateurs de toutes les couleurs. C’est pourquoi ils mériteraient le nom d’Arlequin.