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Nouvelle-Calédonie : voyage sur mesure au Paradis

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Au plus près du Paradis

 

Au cœur du Pacifique tropical, la Nouvelle-Calédonie est un archipel paradisiaque. Illustration avec deux paradis locaux, l’île des Pins et la côte nord-est de Grande Terre.

 
Article publié sur Atlantico.fr le 25 mai 2013
 

La pirogue glisse sur les eaux turquoise de la baie d’Upi. L’île des Pins est le seul endroit de Nouvelle-Calédonie où ces petits bateaux traditionnels sont encore fabriqués. Fonçant dans le lagon tropical, elle zigzague entre ces gigantesques et majestueux rochers de corail qui ajoutent cette touche de poésie typique des îles du Pacifique.

 

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A deux heures de bateau de Nouméa, l’île de Pins trône, au sud de Grande-Terre, comme « l’île la plus proche du Paradis ». A la fin du XIXe siècle, elle a accueilli des déportés de la commune de Paris. Aujourd’hui, seules les ruines d’un bagne témoignent de ce passé peu reluisant, à l’écart, oubliées. Les visiteurs ne viennent pas pour elles. Ils viennent pour le décor, pour l’expérience de s’approcher au plus près du Paradis. L’île de Pins porte bien son surnom.

 

Dans l’eau turquoise du lagon, des silhouettes de poissons se tortillent sous la coque. L’eau est transparente et peu profonde. Trop peu : le bateau s’échoue. Rien de grave, ses passagers descendent et poussent. Au bout de quelques minutes ils remontent à bord de la pirogue libérée. Bientôt, elle s’arrête pour de bon, laissant ses marins parcourir la dernière dizaine de mètres à pieds. A force de grands gestes, ils atteignent la plage. Derrière eux, l’eau est toujours turquoise, les poissons se tortillent toujours et les rochers de corail sont toujours majestueux. Au loin, deux voiles triangles dénoncent l’arrivée prochaine de quelques autres touristes. Le presque Paradis est finalement assez peu fréquenté.

 

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Les marins deviennent explorateurs. Malgré les tongs et les tenues légères, ils s’enfoncent dans le petit chemin qui traverse la jungle. La randonnée d’une demi-heure n’est pas difficile mais contraste avec l’aisance affichée par les pirogues sur les eaux tropicales. Des toits et murs se dessinent au milieu de la végétation. Ceux du Méridien, l’hôtel le plus luxueux de l’île. Et bien sûr le mieux situé. Car au bout du sentier, c’est l’un des plus beaux trésors naturels qui attend les marcheurs.

 

Le chemin débouche d’abord sur la « rivière de sable » Le cours d’eau presque à sec est un prolongement de la balade. Encore quelques dizaines mètres, et elle se dévoile enfin. La piscine de la baie d’Oro, emprisonnée ici par une barrière de rochers qui la sépare de l’océan. Bordée d’un sable immaculé, la piscine est translucide. De l’eau de roche. Et peuplée de poissons colorés et de corail. Il ne fallait pas oublier ses palmes et tuba, car la plongée ici est exceptionnelle. Autour du point d’eau, la végétation laisse échapper quelques grands arbres élancés comme des colonnes. Les pins colonnaires. Ceux-là même que James Cook découvrit en même temps que l’île, en 1774. L’île des Pins porte bien son nom.

 

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Retour dans la jungle. Une voiture attend les explorateurs d’un jour. L’île est petite, quatorze kilomètres sur dix-huit, et le bungalow privé n’est qu’à quelques minutes. En route, le chauffeur pointe le pic N’Ga, le point culminant, qui ne s’élève qu’à 262 mètres. La randonnée du lendemain devrait être facile. En traversant Vao, le plus grand village de l’île, le chauffeur rappelle de visiter les poteries traditionnelles kanakes et d’aller voir les vestiges préhistoriques. L’île est petite, mais quelques jours suffiront à peine pour en faire le tour.

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