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Londre JB - Atlantico

Voyage au pays de James Bond : Londres ne meurt jamais

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La capitale britannique vue de l’œil de James Bond. Mais aussi le British Museum, doux mélange de culture anglaise et internationale.

 
Article publié sur Atlantico.fr le 1 décembre 2013
 

On ne vit que deux fois ? Dans la réalité, un peu moins longtemps que dans la fiction. La barrière entre les deux est parfois si ténue qu’elle en devient imperceptible. En ce sens, il y aurait le Londres de Fleming, animé par les aventures de son célèbre agent secret, et le Londres d’Élisabeth II, peuplé de loyaux sujets et surtout de fidèles spectateurs. Fusionner ces deux univers, c’est rendre son périple londonien beaucoup plus palpitant. Sur les traces de Bond, l’excursion est féconde.

 

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Quand il n’est pas en mission aux quatre coins du monde, James Bond arpente les rues de Londres, les rues de Chelsea, pour être plus précis. C’est là que le 007 est né ; c’est là que vivait son créateur, Ian Fleming. Pourquoi ne pas partir de l’endroit où tout a commencé ? Il suffit ensuite de remonter progressivement vers le centre pour entrer dans le feu de l’action… touristique.

 

Direction le Duke Bar, près de la station Green Park, où Fleming aurait inventé le cocktail fétiche de son héros, le vodka-Martini, « au shaker, pas à la cuillère » (« shaken, not stirred »). Grand buveur, l’écrivain y consommait jusqu’à une bouteille de gin par jour. En hommage à son plus fidèle client, le patron des lieux aurait imaginé deux boissons dont la popularité ne fait que croître, un Vesper Martini, sur le modèle de celui sifflé par Bond dans le livre Casino Royale et le Fleming 89, un Martini parfumé à la vanille. Deux boissons très prisées et ce, en dépit de leur prix.

 

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Non loin de là, en plein cœur de Mayfair, se trouve Turnbull & Asser. Fondée en 1885, cette respectable maison habille le Prince Charles depuis des années. Formidable coïncidence : la prestigieuse enseigne occupe Jermyn Street, une rue située à deux pas de Bond Street ! C’était écrit. Il n’y a pas un 007 qui n’y ait mis les pieds. Chaleureux, les vendeurs se font toujours une joie d’exposer leurs trésors : des cravates dédicacées par Pierce Brosnan, une photo de Sean Connery en train de passer des costumes pour Dr. No. Royal ou non, ce n’est pas au Casino, en tout cas, que Bond dépense son argent.

 

Une fois sur son 31, cap sur le Savoy Hotel, point de départ d’une virée en jet-boat inspirée de la course-poursuite du film Le monde ne suffit pas. Proposée par la compagnie London Rib Voyages cette pittoresque excursion au fil de l’eau démarre au pied du London Eye, la grande roue érigée au bord de la Tamise pour l’an 2000. Attention à ne pas tomber… des nues. On a beau vouloir s’identifier à Bond, rien ne sert de reproduire la chute du début de Skyfall. Avec la bande originale des films en toile de fond, les anecdotes historiques sur les lieux du pouvoir britannique prennent une toute autre dimension.

 

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Dangereusement (ou amicalement) vôtre, 007 revient toujours à Londres, la ville qui l’a vu naître, la ville où il a maintes et maintes fois exercé, Au service de sa Majesté, son Permis de tuer. Or quel meilleur endroit pour reposer (« Quel est votre hobby ? » « Ressusciter »), voire se reposer après une rude mission, que le Langham Hotel transformé en palace russe pour les besoins de GoldenEye. Ainsi la boucle sera bouclée. On peut marcher comme Bond, boire comme Bond, s’habiller comme Bond, et même dormir comme Bond.