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L’Hotel, dernière demeure d’Oscar Wilde

  |   Europe, France

Les uns vont au Père Lachaise se recueillir sur sa tombe ; les autres, au 3, rue des Beaux-arts, dans le sixième arrondissement de Paris. C’est là que se trouve L’Hotel (avec une majuscule, s’il vous plaît !), la dernière demeure d’Oscar Wilde. À l’occasion de l’exposition que consacre actuellement le Petit Palais à l’écrivain (du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017), ce charmant cinq étoiles de vingt chambres propose trois formules uniques, un parcours, un déjeuner et un goûter thématiques.

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L’effort avant le réconfort gourmand. La visite de Paris sur les traces d’Oscar Wilde se déroule sous la tutelle de Dominique Vibrac, Docteur en Histoire de la Philosophie et spécialiste de l’écrivain. On quitte L’Hotel pour rejoindre les deux autres établissements fréquentés par l’auteur lors de son séjour dans la capitale française, en 1883. À commencer par l’hôtel Continental. S’ensuit un bref passage à l’hôtel du Quai Voltaire, sur lequel se rabattit l’Irlandais par mesure d’économie. Il s’agit à présent d’un deux étoiles hanté par les fantômes de Wagner, Pissaro et Baudelaire, entre autres. La chambre 14, elle, a vu Wilde à l’ouvrage, la plupart du temps vêtu d’une tunique blanche à capuche. Victor Hugo, Sarah Bernhardt, Paul Verlaine, faisaient aussi partie de ses fréquentations de l’époque. Son séjour à Paris dura trois mois. Suivez le guide !

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La promenade matinale se prolonge dans Le Restaurant de L’Hotel par un déjeuner spécialement conçu en écho à « Oscar Wilde, l’impertinent absolu », l’exposition du Petit Palais. Le menu imaginé par le Chef Julien Montbahut s’inspire de la vie de l’écrivain. Avec des plats emblématiques de son temps. En entrée, « Crevette bleue du Pacifique – Crème crue marinée dans une huile parfumée, concombre & absinthe ». À suivre, « Canard Colvert français – Jus de viande en Pithiviers, courge butternut & châtaigne ». Et pour le dessert, « Stilton (fromage anglais, ndlr) – Sirop d’érable battu au mascarpone, condiment de prune rouge & shizo ». On hésite à commander un thé avant le tea-time. Impossible, pourtant, de résister à l’ « Earl Grey – Arôme de bergamote bavaroise » : il est servi avec un shortbread et une tuile caramel !

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De toute façon, l’heure du thé s’arrose d’une coupe de Champagne Jean Josselin Cuvée des Jean ou de Champagne Billecart-Salmon Rosé. La Chef pâtissière Joana Thöny a puisé sa créativité dans les voyages de l’écrivain. L’Angleterre (l’Irlande n’obtint son indépendance qu’en 1922, ndlr), par exemple, lui a soufflé l’idée d’un assortiment de scones, à relever de confitures maison et/ou d’une crème au mascarpone légèrement citronnée. Il en va de même du dessert intitulé « Guinness ». Le Banofee est un clin d’œil aux Etats-Unis, où Wilde se rendit en 1882. Sans compter, l’after eight, les cookies et la madeleine, qui constituent autant d’étapes clé dans la (re)découverte gustative de la biographie de l’écrivain. Sur la table reposent en évidence deux billets pour l’exposition à l’origine de ces délices. Il n’y a plus qu’à… y aller.