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Cambodge-UNE

L’exclusivité au rythme du Mékong

  |   Asie, Cambodge, Croisières, Jungle & Forêt, Vietnam

Au cœur du Vietnam et du Cambodge, l’exploration ultime de la jungle se fait à bord d’un luxueux bateau le long des rives du Mékong.

 

Article publié sur Atlantico.fr le 13 décembre 2014

 

La découpe de Phnom Penh sur le ciel bleu du Cambodge rétrécit à mesure que l’on s’éloigne du rivage. À nous les paysages d’ « Indochine », le film de 1992, avec Catherine Deneuve et Vincent Perez !
Un weekend sur le fleuve du Mékong, reliant Saigon, Phnom Penh et Siem Reap, à bord d’un luxueux bateau privatisé. Un spa, une piscine extérieure, un restaurant gastronomique, une bibliothèque, un pseudo-cinéma, et un design épuré, on se croirait sur un véritable hôtel flottant. Embarquement immédiat pour une double traversée exceptionnelle du Vietnam et du Cambodge.

 

Mékong croisière de luxe

 

Le bateau accélère. De part et d’autre de la ligne d’horizon, des allées d’arbres verdoyants. On se souvient alors des pluies diluviennes dans « Indochine » attestant l’humidité de la région. On commence à prendre ses marques. On pose ses bagages dans une suite avec vue panoramique. Design épuré, en bois, pour accueillir un maximum de lumière, en témoigne surtout la présence d’une baie vitrée coulissante. Petit tour sur le balcon pour respirer l’air frais, suivi d’une promenade sur le pont. Personne en vue. Sentiment de liberté au cœur de la jungle. Le commandant de bord nous offre une visite guidée de l’embarcation, mais c’est la rencontre avec le chef étoilé qui marque le plus. Le menu du soir sera d’inspiration cambodgienne, destination oblige.

 

Mékong croisière de luxe

 

Lever à l’aube pour aller explorer Koh Chen (l’île chinoise, en khmer). Les habitants de ce village riverain sont connus dans toute la région pour leurs talents de chaudronniers et d’orfèvres, des savoir-faire qui se transmettent de génération en génération. Pause chez l’habitant pour mieux comprendre. Le patriarche explique le rôle de chacun des membres de sa famille. Les plus jeunes reviennent de Phnom Penh avec les métaux à travailler. Dès lors, la fabrication de coupes, de boîtes peut commencer. Invité à prendre le thé, on prend les fruits présents sur la table pour un encas. Or il s’agit d’ornements cérémoniels. On les retrouve lors de mariages, baptêmes, enterrements bouddhistes… La visite de la rive khmer se poursuit en pagode, à travers le village flottant de Kampong Chhnang (port de poterie, en khmer). Ainsi l’on vogue entre sanctuaires colorés, bouddhas dorés, et maisons sur pilotis en bambous. C’est là qu’est né le Premier Ministre du Cambodge, Hun Sen.

 

Mékong Croisière de luxe

 

Le lendemain, direction l’usine à glace de Chnok Tru. Glace au singulier, car il n’est pas question de sorbets. Étant donné la chaleur ambiante, on saisit immédiatement l’importance de cette entreprise. Les ouvriers parlent de préservation de poissons, tandis que les traducteurs soulignent les répercutions bénéfiques de ce business sur les petits commerces locaux. En sortant, on demeure surpris par l’existence de stands flottants. À gauche, une femme vend des bottes de bambous avec ce qui ressemble à du riz gluant, en accompagnement ; à gauche, un homme se jette, la tête la première, dans la rivière. En effet, Chnok Tru recrute des plongeurs pour retrouver des objets perdus. Cap sur un temple bouddhiste avec lequel notre hôte et guide entretient une relation particulière, si particulière que l’on a la chance d’assister à une cérémonie sacrée. Les narines pleines d’encens, on regagne sa cabine avec une certaine mélancolie.

 

Mékong croisière de luxe

 

La croisière touche à sa fin. Ce dernier jour n’est pas placé sous le signe de l’inactivité. On se perd, la matinée durant, dans la Réserve de Prek Toal Core Bird. Ce parc naturel de 22 000 hectares est situé au bord du lac de Tonlé Sap, l’un de plus grands cours d’eau et foyer d’oiseaux en Asie. On vient y observer des pélicans, des ibis, des tantales blancs, entre autres espèces en voie de disparition. Sur le chemin du retour, la voiture s’arrête devant une coopérative de femmes tissant des jacinthes d’eau, pour en faire soit des tapis, soit des matelas, ou encore des vêtements pour hommes 100% bio, autant d’artefacts destinés à une poignée d’hôtels de luxe. L’une brandit une natte végétale comme pour inviter les volontaires à mimer sa gestuelle. Nous ne sommes qu’au début de l’immersion.

 

Mékong-croisière de luxe