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Les meilleurs musées du Pérou

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A la découverte de la culture péruvienne, grâce à des visites privées et exclusives des plus célèbres musées du Pérou.

 

Article publié sur Atlantico.fr le 4 juillet 2015

 

Le Pérou compte autant de musées qu’il en faut pour refléter la richesse de son patrimoine culturel. Certains fonds se destinent davantage aux passionnés d’histoire ; d’autres, aux aficionados de l’art. La plupart de ces institutions se concentre dans la capitale, Lima. C’est par là qu’il faut commencer avant d’explorer le reste du pays. Les couvents d’Arequipa, au sud, par exemple, mettent en scène prêtres et nonnes dans des expositions hors du commun. La ville de Cusco, à l’est, abrite également une kyrielle de trésors de l’époque précolombienne. Chacun de ces établissements ferme à 22 heures, tous les premiers vendredis du mois. Si les nocturnes donnent bien sûr une autre saveur aux collections, rien ne vaut toutefois les explications d’un expert, en dehors des horaires d’ouverture. Plongée exclusive dans l’art péruvien.

Ce bâtiment pétri de moulures a tout d’un palais. Et pour cause, il s’agit du Palacio de la Exposición (palais de l’exposition), conçu en 1871 par l’architecte italien Antonio Leonardi en tant que siège de la grande exposition consacrée au cinquantenaire de l’indépendance du Pérou. C’est dans cet écrin néo-classique que, depuis 1957, loge le Museo de Arte de Lima (MALI). Il est 9 heures. Le musée n’ouvre que dans une heure, et pourtant le conservateur a concédé à une visite privée des expositions en cours. Au programme : quatorze installations signées du plasticien allemand Marcel Odenbach, qui offre une réflexion sur les dérives de la mondialisation. Parallèlement, se voient présentées des céramiques de la culture de Chavin, civilisation précolombienne qui doit son nom à un village en ruines. Les deux thèmes sont si éloignés, qu’on attend de pouvoir se raccrocher à quelque fil rouge. Malheureusement, les salles d’expositions permanentes se trouvent fermées pour rénovation, en ce moment. Déjà une bonne excuse pour revenir l’année prochaine.

 

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Cap sur le quartier du Pueblo Libre, à dix minutes en voiture. Le centre historique de Lima se rapproche. C’est là que se cache la plus grande collection d’art précolombien du Pérou, au Larco Museo. L’entrée est typique des haciendas latinas du XVIIIe siècle. On y est accueilli par le chant mélodieux de Juan Diego, un canari que les responsables du musée ont baptisé du nom du célèbre ténor péruvien, Juan Diego Florez. Un peu plus loin, dans le patio, trône un Pouteria lucuma, arbre local aux fruits juteux. Avant d’investir cette somptueuse bâtisse blanche, les collections privées rassemblées par l’archéologue péruvien Rafael Larco Hoyle occupaient un autre établissement à Trujillo, au nord du Pérou. Il aura fallu attendre cinquante ans, soit 1961, pour que celles-ci trouvent leur place dans la capitale.

 

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Si la première salle retrace l’histoire du père fondateur des lieux, les suivantes ont pour dénominateur commun les Incas, entre autres civilisations exposées (Salina, Vicu, Mochica, Chimu, Paracas, Chavin…). Chaque thème comporte une infinité de sous-catégories. C’était la seule façon pour les conservateurs de s’y retrouver. Fortes de 45 000 pièces – sculptures, tissus, bijoux, métaux, confondus, les réserves sont ouvertes au public. Et dire que l’on se croyait privilégié ! Le Larco Museo est l’un des rares musées au monde à offrir cette possibilité. On traverse rapidement la galerie dite érotique pour rejoindre la terrasse du café-restaurant, campée dans « le beau jardin de Lima », une récompense qui date de 2009.

 

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Avec sa façade rouge, on ne peut pas le manquer. Créé en 2013, le MAC, alias Museum of Contemporary Art, se veut une plateforme d’échanges entre la société et le monde de la création contemporaine. Animé de débats, concerts, et spectacles, le musée se divise en trois espaces d’expositions prolongés par un parc arboré, où il n’est pas rare de croiser quelque artiste en quête d’inspiration. L’architecte Frederic Cooper en parle comme d’un atelier en plein air. C’est là que l’on retrouve le directeur du musée et Muguel Aguirre, chargés de la présentation des lieux

 

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D’une pierre deux coups : la rue Pedro de Osma, au sud de Lima, accueille deux musées, presque mitoyens, le Mario Testino Museum et le Museo Pedro de Osma. Le premier rend hommage à un enfant du pays, le photographe de mode péruvien Mario Testino qui, quand il ne travaille pas aux quatre coins du monde, ne manque pas une occasion de saluer ses visiteurs. Entre deux photos de Kate Moss ou de Madonna – oeuvres-phare de la collection permanente – se glissent des clichés d’horizons variés, tels des portraits de tribus en costumes traditionnels. À une programmation variée répond un menu saisonnier, au café du musée. À côté, le Museo Pedro de Osma passe pour un modèle de classicisme. Et pourtant, cet hôtel particulier comprend une galerie d’art contemporain. C’était la résidence secondaire de Pedro de Osma, fervent défenseur de l’artisanat péruvien. Un emplacement de choix à Lima, idéal pour conclure cette randonnée artistique. On traverse la rue pour regagner la plage de Los Yuyos. Le soleil ne devrait pas tarder à se coucher.

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