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Lhassa - Atlantico

Les deux grandes capitales de la Chine


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La tournée des monastères à Lhassa

 

Lhassa au sud-ouest et Pékin au nord-est, capitales du Tibet historique et de l’ancien Empire de Chine, où reposent deux patrimoines aux richesses exceptionnelles.

 
Article publié sur Atlantico.fr le 23 février 2013
 

Capitale historique du Tibet, Lhassa recèle plus d’un trésor dans son patrimoine. Peuplée de plus de 500 000 habitants, cette ville-préfecture bénéficie d’un climat montagnard qui se traduit par un été humide et par un hiver sec. Mais la précipitation ne participe pas seulement de la pluie. Elle caractérise les touristes qui se hâtent de visiter les environs. Et qu’y a-t-il à voir dans la région ? Des temples. Des quantités de temples tous aussi passionnants les uns que les autres. C’est l’heure de la méditation.

 

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Par quoi commencer son tour d’horizon ? Par une visite du Potala. Palais royal construit par Songtsen Gampo au VIIe siècle, il fut le lieu de résidence principal de tous les dalaï-lamas jusqu’à la fuite du treizième en Inde. Le grand chef spirituel actuel réside à Dharamsala dans le nord de l’Inde, tandis que la demeure de ses prédécesseurs est devenue un musée de la République populaire de Chine. Le Potala comprend un « palais blanc », affecté à l’administration et l’habitat, et un « palais rouge », dévolu aux chapelles, ainsi que des bâtiments annexes, le tout symbolisant l’union du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel. Son nom vient d’une montagne consacrée à Shiva. Avec ses statues de bois, d’or, d’argent et d’argile venues des quatre coins de l’Asie, ce monument sacré semble situé hors du temps.

 

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À 45 km au nord de Lhassa se trouve une autre merveille architecturale. Fondé en 1419 par un disciple de Tsong Khapa, le Monastère de Sera héberge près de 550 moines, contre 5 000 à l’origine. Il s’agit de l’une des trois grandes universités monastiques du Tibet avec Drepung et Ganden. « Sera » signifie l’enclos des roses. Un nom qui sied parfaitement au jardin de ce lieu magique où se déroulent tous les jours, à partir de 15h, des débats théologiques animés et ce, juste à côté de la salle d’assemblée (Jepa Duchen).

 

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Après le Potala, un saut à Norbulinka s’impose. Enclave de quarante hectares, cet édifice servait de résidence d’été aux dalaï-lamas. Son agréable parc, le « parc aux joyaux » abrite un dédale de petits palais, des chapelles et un zoo. Le site se divise en deux parties : le Norbulingka, à l’est, et le Chensel Lingka ou Jianselingka, à l’ouest. Ce n’est rien de moins que le deuxième centre religieux, politique et culturel du Tibet, après le Potala, inscrit depuis 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. C’est là que se tient chaque année, aux mois de juillet et août, la fête du Shoton, alias « fête du yaourt ». Agapes, libations, danses traditionnelles et opéras tibétains sur les pelouses… Dépaysement et enchantement garantis.

 

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Restent le Monastère Gandan site très prisé des promeneurs solitaires – n’en déplaise à Rousseau, ou le Monastère de Drepung, le plus grand du monde (200 000 m2) jusque 1959… Pour une fois, les trois points de suspensions ont leur importance puisque la liste des sites monastiques chinois est longue, très longue. Un condensé suffit toutefois pour se rendre compte de la richesse historique et culturelle de Lhassa. Encore un voyage incontournable !