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Le Hiram Bingham : de Cuzco au Machu Picchu

  |   Amérique du sud, Pérou   |   No comment

 

Et pas n’importe quel train ! Le Hiram Bingham, train de luxe offrant une expérience exceptionnelle, porte le nom de l’explorateur et homme politique américain qui a découvert le Machu Picchu, lors d’une expédition en 1911. C’est là que les wagons bleus, encore à quai, conduisent les voyageurs curieux d’en savoir plus sur la culture inca. Aux wagons-lits se greffent deux wagons-restaurants, un wagon-cuisine, un wagon-bar, un wagon-« observatoire », où se détendre avant ou après le dîner. Cette chenille mécanique de luxe peut abriter non moins de 84 passagers. En voiture, tout le monde !

 

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Le séjour commence à Cuzco, capitale d’une province australe du Pérou. On quitte le sublime Belmond Hotel Monasterio, pour aller visiter la ville. Le Hiram Bingham où l’on monte à bord dans quelques heures appartient au même groupe. En une demi-journée, on a le temps d’explorer la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, la forteresse de Sacsayhuamán, l’amphithéâtre de Q’enqo, Tambomachay, alias le « Bain de l’Inca », entre autres sites religieux. Après cette visite condensée en quelques heures, on se dirige vers la gare.

 

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Là, on embarque dans l’une des voitures décorées dans le style Pullman des années 1920. Il sont légion les trains de luxe inspirés de la fameuse compagnie américaine. Cette influence donne un cachet historique au Hiram Bingham. À l’intérieur, des meubles en bois vernis et de larges fauteuils en velours unis. On s’enfonce dans un dossier beige, dans l’attente d’un brunch succulent. Au menu : une truite assaisonnée à la menthe andine, suivie de cannelloni d’agneau au pesto de pomme de terre et, pour finir, un gâteau chocolat-caramel, ananas et huile d’olive.

 

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Ensuite, on prend place dans l’ « Observation Car », conçue dans l’esprit d’un lounge où l’on s’installe pour contempler le paysage qui défile à travers les fenêtres du wagon. Le train passe devant Ollantaytambo, soit l’ « auberge d’Ollantay », nom d’un guerrier inca. Le paysage verdoie à mesure que l’on approche du Machu Picchu, où l’on s’attend en revanche à davantage de brun. On longe tout à coup un cours d’eau. On peut l’appeler Río Urubamba ou Rivière sacrée, au choix. On vient de dépasser la ville de Písac, connue pour son grand marché coloré.

 

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L’heure du dîner a sonné. Cette fois le repas s’ouvre sur de la viande, un « jambon de canard » parfumé à l’eucalyptus et au maïs. À suivre, un velouté poireaux-pommes de terre et citron. Deux plats pour continuer : une Pachamanca végétarienne (légumes cuits sous des pierres chaudes, ndlr) et émulsion de quinoa introduit un bœuf aux racines confites et cacahuètes de Quillabamba (capitale de la province du même nom, ndlr), servi avec un tartare de raisins blancs et de myrtes. Le dessert consiste enfin en un parfait pommes, carottes, mandarines et réduction de gingembre.

 

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Un digestif ne serait pas de refus. Direction le « Bar Car « , où se produit un groupe de musiciens de la région. Bercé par des chants traditionnels aux rythmes variés, on se résout finalement à aller se coucher. Une grosse journée nous attend le lendemain, au sein de cette ancienne cité sacrée qu’est le Machu Picchu.

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