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Sri Lanka - Atlantico

Immersion culturelle au cœur du Sri Lanka

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Polonnaruwa, Sigirîya et Kandy. Trois attractions incontournables du centre du Sri Lanka, entre cités historiques, temples bouddhistes et ancienne cité d’échanges commerciaux.

 

Article publié sur Atlantico.fr le 19 juillet 2014

 

Au sud-est de l’Inde, sur la petite île de Ceylan, le Sri Lanka. Quelque peu isolé du continent asiatique, le pays est toutefois riche d’une extraordinaire culture et d’une riche histoire. Berceau du bouddhisme, le Sri Lanka a aussi joué un rôle important dans le commerce antique, avant de voir arriver les Portugais au XVIe siècle, puis les Néerlandais. Quant aux Anglais, ils prirent le relais en vertu de la convention de Kandy, aujourd’hui ville sacrée – et classée – où s’étirent les plus beaux jardins du monde. L’apogée d’un voyage sur mesure, qui commence par le nord de l’île.

 

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Ancienne capitale du Sri Lanka, au XIe au XIIIe siècles, la ville de Polonnaruwa est aujourd’hui un site historique classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ses ruines, bien conservées, témoignent de l’influence de l’architecture hindoue et de l’importance de la religion. C’est notamment dans cette cité que se trouve le célèbre Gal Vihariya, un temple rocheux dans lequel sont taillés trois imposantes statues de Bouddha. Si la première le représente en méditation, une autre de 4,6 mètres de haut le figure debout alors que la troisième est un Bouddha de 14 mètres couché sur le flanc. Cette dernière est par ailleurs considérée comme l’une des plus mystérieuses statues du Sri Lanka. Plusieurs sites très éparpillés composent Polonnaruwa, si bien qu’avoir un guide et un véhicule privés rend la visite bien plus confortable.

 

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Direction l’ouest, où siège à quelques kilomètres une autre ancienne capitale. Sigirîya, ou Simhagîri, signifie « rocher du lion ». Classée lui aussi au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, le site se révèle moins désert que déserté. Des dessins observés dans ses grottes ainsi que la découverte d’un bouddha couché de treize mètres indiquent que ce rocher de vingt mètres a bel et bien été habité. Son ascension n’est possible que par la face sud. Une entrée unique évidemment gardée. Déjà à mi-hauteur de l’escalier en vois peut-on voir les premières peintures représentant les demoiselles de Sigîriya. Passé ce palier, il reste nombre de marches à gravir pour regagner, à l’ouest du rocher, une terrasse relativement plane. On y parvient en passant entre les pattes d’un gigantesque lion sculpté dans la roche. Le voilà l’animal qui prête son nom au site. Les marches s’amenuisent à mesure que l’on grimpe ; les dernières n’excédant pas cinq centimètres de largeur ! Et dire que jadis, le souverain des lieux se laissait porter jusqu’à son trône par quatre serviteurs minimum.

 

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Enfin au point culminant, l’on découvre le palais du roi. Un bâtiment en pierre haut de deux étages, ce qui était rare à l’époque. La plupart des constructions étaient en bois. Derrière, se profilent la piscine du souverain et les citernes qui en alimentaient les jardins. Tout autour, les dépendances destinées aux gardes et valets. Le chemin pour redescendre est différent. A priori hors de portée en bas, la façade est du rocher représente en son sommet le point de départ d’un escalier qui débouche sur une série de bâtiments réservés au culte. Ce chemin conduit finalement à des jardins isolés regorgeant de bassins et de jets d’eaux.

 

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Nous voici enfin à Kandy,  plus au sud mais toujours dans le cœur de l’île de Ceylan. Une ville bien plus récente et témoin d’une toute autre époque. Née au XVe siècle, cette commune sri lankaise doit son nom à la déformation de Kande, nom que lui donnèrent en 1542 les Portugais en hommage à leur chef Kande râja, « le roi de la montagne ». Bien que prise par les Hollandais au XVIIe siècle, ladite ville réussit à préserver son indépendance jusqu’à ce qu’elle soit soumise par les Britanniques, en 1815. Lieu de pèlerinage, elle remplit une fonction de capitale religieuse au Sri Lanka. D’un côté, on aperçoit un rectangle comprenant des bâtiments administratifs ; de l’autre, un lac artificiel de forme quadrangulaire. Sur la rive nord de ce lac, enclos par un mur de pierres blanches, se trouve le Palais royal et plus loin, un certain nombre de monastères bouddhistes. Chaque année, en août, Kandy est le théâtre d’un défilé d’éléphants et de flambeaux. C’est la fête de Perahera. Le spectacle rassemble une foultitude d’autochtones. Le soir de la pleine lune, le spectacle atteint son paroxysme puisque l’on compte une centaine d’éléphants présents.

 

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