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Il était une fois l’U. S. Open

  |   Amérique du nord, Atlantico Grand Large, USA

 

Après Roland Garros, en juin, Wimbledon, en juillet, l’U.S. Open, à la toute fin du mois d’août. Découverte du tournoi de tennis new-yorkais dès son ouverture.

 

Article publié sur Atlantico.fr le 5 septembre 2015 

 

Il est 10h. Manhattan et Central Park ne se trouvent qu’à trente minutes en voiture. La limousine se gare au pied d’une large plateforme en bois, sur et sous laquelle passe le métro new-yorkais. La queue s’étire de plus en plus à l’entrée du stade. Et il reste encore une bonne heure d’attente avant l’ouverture des portes. C’est dans ces moments-là que l’on chérit son invitation coupe-file. Pas un chat alentour. L’occasion d’entreprendre un premier repérage des lieux. La géographie de l’U. S. Open rappelle curieusement celle de Roland Garros. Au-delà des deux courts centraux, se succèdent stands de nourriture et courts annexes, parmi lesquels le Grandstand, soit l’équivalent du court n°1, à Boulogne-Billancourt.

 

Si Arthur Ashe est à l’U. S. Open ce que Philippe Chatrier est à Roland Garros, à savoir l’espace muni du plus de sièges, c’est là que doit se trouver le Centre de Presse. Bonne pioche ! Vue plongeante sur les têtes de série plus ou moins récentes, Vénus Williams, puis Novak Djokovic. Quoique prévisibles, leurs victoires respectives ne sont pas moins savoureuses. On s’absente entre les deux matchs pour découvrir une cafétéria comble de journalistes internationaux. Deux solutions : reporter sa pause « grignotage » à plus tard, ou bien se jeter dans l’arène. On saisit la seconde branche de l’alternative. Rien de tel qu’un bain de foule pour renforcer l’authenticité d’une expérience. Et encore, la circulation est mieux irriguée dans le « village » que dans les tribunes réservées aux médias.

 

Voyage de luxe à New York.

 

Suivant un ordre décroissant (10 200 places), on atterrit ensuite au Louis Armstrong Stadium, le Suzanne Lenglen outre-atlantique. Deux américaines s’opposent à grand bruit sur le court. Coco Vandeweghe ne fait qu’une bouchée Sloane Stephens, malgré un début laborieux. Chacune profitant alternativement de son service pour marquer des points, il n’était pas difficile de se laisser distraire lors du premier set. Par quoi ? Le grincement des chaussures sur surface dure. Comme il est loin le souffle discret de la terre battue parisienne ! Bientôt, ce sont des dents patriotiques qui grincent devant l’abandon tant redouté de Gaël Monfils. Blessé au dos, le Français s’est vu contraint de capituler dès la troisième manche de son premier tour (5-0). La déception est d’autant plus grande que ses compatriotes s’en sont bien sortis dans la journée.

 

Voyage de luxe à New York.

 

L’avantage sur les courts annexes, c’est que l’on a plus de chance d’approcher les joueurs. Depuis les gradins, sur le n°11, on sert la main de Jo-Wilfried Tsonga qui vient d’exterminer le Finlandais Jarkko Nieminen. De même, sur le n°14, on frôle ensuite la jeune Océane Dodin, victorieuse face à l’ex n°1 mondiale, la Serbe Jelena Jankovic, surnommée JJ (prononcé Gégé « à l’américaine ») par ses fans. « Cocorico ! », entend-on dans l’une des allées.

 

Voyage de luxe à New York.

 

On s’en retourne, non sans fierté, au Arthur Ashe Stadium. La cérémonie d’ouverture est prévue à 19h. On prend place une heure avant pour éviter la cohue de dernière minute ; le temps de poursuivre la comparaison entre les opens français et américain. Les noms Babolat, Nike, Lacoste ne figurent nulle part, le sponsor dominant étant Ralf Lauren, évidemment. La moyenne d’âge des ramasseurs de balles semble légèrement plus élevée qu’en France. Enfin, le tournoi outre-atlantique, à l’image du reste des États-Unis, réserve un sort particulier aux personnes à mobilité réduite. Le responsable des serviettes a une jambe de bois. Et pourtant, le voilà aux aguets, sur le terrain, plutôt que dans le cadre de quelque handisport.

 

Voyage de luxe à New York.

 

La plus grosse différence entre Roland Garros et l’U. S. Open tient malgré tout aux sessions nocturnes de ce dernier. Alors que les matchs dépassent rarement 21h, à Paris ; à New York, certains commencent à l’heure du dîner pour se terminer vers minuit. C’est l’une des raisons pour lesquelles, outre la pluie, le court Philippe Chatrier est voué à être couvert d’ici 2016. Une voix dans le haut-parleur invoque le silence. Les lumières s’éteignent. Dessins, vidéos et couleurs s’entrecroisent sur le sol et fond de musique électro-pop. À ces effets spéciaux se conjugue soudain un lancer de feux d’artifice. S’ensuit une chorégraphie de hip hop, exécutée par une troupe de danseurs professionnels. Les applaudissements vont bon train. La 135e édition est officiellement lancée. Serena Williams fait une entrée triomphale sur le terrain, suivie à peine une heure plus tard – après l’abandon de son adversaire russe Vitalia Diatchenko – de Rafael Nadal, alias le taureau de Monacor. La suite on la connaît.

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