Blog

pep-chicago-pen800x833

Go, go… au Peninsula Chicago

  |   Amérique du nord, Business, USA   |   1 Comment

 

Il a ouvert la semaine suivant la tragédie du 11 septembre. Et pourtant, le voilà s’élançant à hauteur de vingt étages, en plein cœur de la somptueuse ville de Chicago. La rue qui l’a vu naître, Superior Street, porte bien son nom. Comme au Ritz ou au Four Seasons, le check-in s’effectue au-delà du bitume urbain, au cinquième étage en l’occurrence, où cohabitent la réception, la boutique de souvenirs, et The Lobby, l’une des trois salles à manger de cet hôtel de luxe. C’est là que se déroule notamment le Chocolate at the Pen qui, d’après l’une des responsables du palace américain, aurait contribué à élargir la clientèle du Peninsula.

 

pep-chicago-pen-1

 

Sur ce commentaire commence la visite guidée. Le lobby est donc l’épicentre du cinq étoiles. S’y tiennent divers événements, du brunch dominical – plus populaire que celui du samedi – à des expositions de toutes sortes. Du 31 août au 5 septembre, par exemple, l’une des Rolls-Royce Collector de la maison mère shanghaïenne fera une halte dans le hall chicagoan avant d’atterrir, dernier point de chute, en Californie. Parlant transports, même si son toit ne sert pas, comme à Shanghai, d’héliport, le Peninsula Chicago offre des survols urbains à ses clients. Cette fascination pour les airs aurait dû percer dans sa décoration initiale. « But 09/11… » (« mais le 11/09… »). Les motifs allant dans ce sens (vertical) ont été progressivement effacés, par solidarité envers New York. Aujourd’hui toutefois, il convient parfaitement de vanter que l’aéroport O’Hare International est le troisième du monde en termes de passagers, derrière celui de Pékin. Encore un parallèle avec la Chine ! Cela tombe sous le sens, à force…

 

pep-chicago-pen-2

 

Il en va de même dans les chambres, où se répondent, de part et d’autre de chaque bureau, un plant de bambou symbolisant l’Asie ; et une sculpture de l’artiste chicagoan Jean-Jacques Porret, également exposé dans les niveaux inférieurs de l’établissement. Trois autres espèces végétales coexistent dans les suites, formant, avec la précédente, un cycle saisonnier. Le chrysanthème joue, là encore, un rôle de passerelle entre l’Est et l’Ouest. C’est la fleur officielle de la Ville de Chicago. Et elle incarne l’ancienne noblesse chinoise. Sans compter l’automne, tandis que les prunes évoquent l’hiver ; et les orchidées, le printemps. D’un point de vue technologique, le cinq étoiles n’est pas en reste. Chaque pièce est équipée d’au moins deux tablettes qui font la grande fierté de la maison. Bien que produites par Samsung, elles ont été entièrement designées par le Peninsula. Trois téléphones se cachent dans chaque salle de bains, permettant aux clients de ne manquer aucun appel, pour peu qu’ils souhaitent rester connectés. Quel besoin de descendre au Business Center ? On peut imprimer, recharger ses appareils, donner des visioconférences dans ses pénates…

 

pep-chicago-pen-3

 

Cet accès de sédentarisme représente à la fois un avantage et un inconvénient. Il prouve que le Peninsula est devenu une destination en soi – objectif cher à l’hôtellerie de luxe actuelle -, pour ne pas dire « un chez soi » au confort optimal. On s’arrête un moment pour apprécier la température des lieux. Ni trop chaude, comme chez certains habitants dépourvus de « clim. » ; ni trop froide, comme dans la plupart des commerces, de véritables frigos aux États-Unis. On accepte toutefois de mettre un pied dehors pour aller découvrir Pierrot Gourmet, la brasserie européenne du Peninsula Chicago. Une audace qui en vaut la peine. Cette savoureuse table pavoise actuellement aux couleurs de la France, en réaction au drame niçois. Thanks for the kind support, pense-t-on tout bas…

1Comment
  • Tout au go, au Peninsula Chicago | | août 1, 2016 at 20 h 05 min

    […] important que pour celui dont l’identité est reconnue. Et cet établissement quel est-il ? Le Peninsula. « What […]

Post A Comment