Blog

Pack 16 - SriLanka2

À la découverte du thé sri lankais

  |   Asie, Atlantico Grand Large, Sri Lanka   |   No comment

 
Article publié sur Atlantico.fr le 18 août 2012
 

« Le Sri Lanka ? C’est où ça ? » Situé au sud-est de l’Inde, ce petit pays que la plupart considèrent comme un trou perdu, s’avère en réalité un vrai puits de culture. Un million d’habitants aux origines, aux religions et aux coutumes variées. La même diversité se retrouve à échelle réduite. Sa capitale économique, Colombo, se voit elle-même partagée entre plusieurs populations, tamoule, indienne, arabe, chinoise, européenne et métis. De là son découpage en plusieurs quartiers, dont quatre principaux à découvrir seul ou en compagnie d’un chauffeur privé. Le Fort portuaire, centre commercial et administratif développé ; la vieille ville, Pettah et son bazar, ses temples, églises, marchés grouillant de touristes ; Cinnamon, zone essentiellement résidentielle jalonnée de parcs et villas, ainsi que Galle Face, quartier colonial longeant la mer. Si l’architecture est une bonne façon d’approcher le patrimoine d’un pays, on peut toujours y accéder par une autre porte d’entrée. Et dans le cas du Sri Lanka, pourquoi ne pas essayer le thé ?

 

Direction la vallée de Bogawantalawa, appelée aussi « la golden tea valley ». C’est au milieu d’une végétation luxuriante que se dressent des hévéas, arbres à l’origine du caoutchouc, ainsi que des plantations de thé, des Tea Trails. Un anglicisme d’autant plus facile à retenir quand on descend dans l’hôtel du même nom. Constitué de quatre villas authentiques elles-mêmes composées de quatre à six suites luxueuses, le Tea Trails apparaît comme l’établissement idéal pour s’immerger dans le paysage sri lankais !

 

Pack 16 - SriLanka1

 

Foin du spa, du golf, et autres futilités ! De Kandy à Nuwara Eliya, sur les contreforts du pic d’Adam et les terres en balcon de l’Uva, l’appel du thé est plus fort que tout. En vélo, en voiture, tous les moyens sont bons pour aller se rouler dans les feuilles de cette boisson typique. Un domaine à thé, tea estate, par agglomération. Voilà comment s’organise la campagne environnante, soit l’économie locale. De loin, l’enseigne de chaque manufacture se détache sur un toit en zinc. Si les meilleurs crus proviennent de la région de Nuwara Eliya et de la province d’Uva, leurs saveurs et vertus sont indiquées par des abréviations d’ordinaire adressées aux experts. FOP (Flowery Orange Pekoe), OP (Orange Pekoe), le must des thés de Ceylan, BOPF (Broken Orange Pekoe Fannings), l’un des plus corsés… Autant de lettres qui s’entrechoquent dans un concert d’arômes délicats.

 

Retour à Colombo, où transitent près de 95% des récoltes. Une fois goûté par des courtiers professionnels qui en fixent le prix, le thé est soumis chaque semaine à un système d’enchères régulées par la Chambre du Commerce et alimentées par plus de 200 entreprises. Quelle industrie !

 

« T’étais où ct’été ? » « Au Sri Lanka, j’y ai bu du thé vert, comme du petit lait, le lait d’un bébé qui redécouvre le monde après sa « tété ». Rafraîchissant !

No Comments

Post A Comment