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Hemingway

Le voyage à Cuba d’Ernest Hemingway

  |   Amérique centrale et Caraïbes, Atlantico Grand Large, Cuba

 

La Havane sur les traces d’Ernest Hemingway

 

Ernest Hemingway a vécu, écrit quelques romains, et laissé un incroyable patrimoine à La Havane. Une culture cubaine qui s’explore aussi en cours de salsa !

 
Article publié sur Atlantico.fr le 11 mai 2013
 

Si  Paris est une fête pour Ernest Hemingway, La Havane aussi. Dans les années 1930-1940, malgré sa santé fragile, le célèbre écrivain américain s’installe temporairement à Cuba. Il y trouve un toit, un lieu de détente et surtout un endroit pour écrire. C’est l’époque de Mort dans l’après-midi (1932) et Les Vertes Collines d’Afrique (1937). En 1960, l’auteur de Pour qui sonne le glas rencontre Fidel Castro, l’un de ses plus grands admirateurs. Fort du succès du Vieil Homme et la Mer, il reçoit en 1954 le Prix Nobel de la littérature qu’il dédie au peuple cubain. Pourquoi tant d’amour ? Voici les meilleures adresses d’Hemingway à la Havane.

 

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Déambuler dans les rues de cette grande ville est incroyable. Voguer entre ces maisons bigarrées, en se demandant où pouvait bien coucher l’un des plus illustres auteurs de la littérature américaine. La réponse réside dans l’hôtel Ambos Mundos (les deux mondes, en espagnol), un modeste immeuble de quatre étages construit en 1924 au coin de las Calles Obispo et Mercaderes (les rues de l’évêque et des marchands). Un conseil : tout miser sur le 551. C’est le numéro de la chambre qu’occupait Hemingway entre 1932 et 1939.

Cuba  May/ 2009

À deux pas de là se trouve le bar à cocktails qu’il fréquentait à la même époque, La Floridita, à savoir la petite Floride. Un nom si familier quand on sait que l’auteur a vécu dans cet état des États-Unis. Hemingway passait tous les jours dans cet établissement pour y boire un mojito. Afin de bien rentrer dans le personnage, autant commander la même boisson que lui. On peut voir tout au bout du comptoir, près du mur, une statue de bronze, grandeur nature, rendant hommage à ce remarquable client. Et pour cause, sa fidélité était telle que, même après avoir déménagé avec sa femme Mary, Ernest continua de se rendre quotidiennement à La Floridita siroter de savoureux mélanges.

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Mais Hemingway n’a pas vécu qu’à La Havane. À quinze minutes en voiture de la capitale se trouve le petit coin de paradis où il se retirait pour écrire, La Finca Vigia. Il y réside jusqu’en 1960, un an avant son suicide. Léguée par sa veuve au gouvernement cubain, cette grande maison blanche perchée sur une colline est devenue l’actuel musée Hemingway. Le temps semble s’y être arrêté. Conservé en l’état, cet endroit ne reflète pas qu’un mode de vie, mais toute une époque. Les murs sont tapissés d’affiches de corridas espagnoles datant des années 1930. Les parcourant du regard, impossible de ne pas s’attarder sur la machine à écrire à laquelle l’auteur confiait ses rêveries matinales. Quant à son incontournable collection de trophées de chasse, elle rappelle ses quelques expéditions en Afrique. Finalement, la relique la plus vivante de la pièce est un vêtement : son uniforme de correspondant de guerre, qui donne un sens aux bouteilles de whisky et aux quelques papiers qui jonchent le parquet.

 

Si le souvenir d’Ernest Hemingway éclaire les rues de Paris ; à la Havane, quand on pense à lui, Le Soleil se lève aussi.