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La Colombie couleur café

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Le café colombien, what else ?

 

De la plantation à la dégustation : l’exceptionnel parcours du café colombien. Mais aussi Carthagène des Indes, l’une des premières cités espagnoles d’Amérique du Sud.

 
Article publié sur Atlantico.fr le 8 décembre 2012
 

Troisième boisson la plus consommée au monde, deuxième produit le plus exporté, le café est aussi une véritable signature de la Colombie.
Halte aux clichés : la Colombie n’est pas le premier producteur de café. En quantité, c’est le Brésil ; en histoire, c’est l’Éthiopie. La qualité du café colombien s’est pourtant offerte une renommée universelle. Et le pays est tellement prolifique qu’on y compte deux récoltes par an. Plus qu’un produit, le café est aujourd’hui tellement entré dans son identité qu’il en est devenu une attraction touristique.

 

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Grande terre d’arabica, la Colombie jouit d’un climat idéal à la culture du caféier. Ce petit arbuste, à qui l’on doit ces graines tant convoitées, aime vivre en 1 200 et 1 800 mètres d’altitude, entre 19 et 21°C. Très exigeant, il souhaite être trempé de 120 mm d’eau par mois, préfère l’air humide et sans vent et demande au moins 1 600 heures d’ensoleillement dans l’année. Des conditions qui collent à la peau des collines et vallées de la Sierra Nevada colombienne. Tant mieux. Mais le caféier n’a pas atterri là par hasard. Enfin presque pas.

 

Cette plante africaine et moyen-orientale n’a commencé à voyager à travers le monde qu’avec le concours des Arabes. Au XIVe siècle, ils l’apportent du Yémen et la présentent à l’Europe. Italiens, Français, Allemands, Anglais : tous deviennent vite accros. Et particulièrement les Hollandais. Au point qu’au début du XVIIIe, ils décident de produire leur propre café. Direction les colonies. Le caféier est implanté en Guyane hollandaise (actuel Surinam) et s’étend au reste de l’Amérique du Sud.

 

Une autre histoire voudrait qu’en 1713, Louis XIV envoie Gabriel de Clieu implanter le café dans les Antilles françaises. Parti avec un seul caféier, il multiplie les aventures pour maintenir la plante en vie. Et c’est cette unique plante qui serait à l’origine de l’ensemble de la production de café en Amérique du Sud.

 

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Avec le temps, la Colombie a adopté, dompté, apprivoisé le café. En 2008, 668 milliers de tonnes ont été exportées du pays. Et les Colombiens ont acquis un véritable savoir faire.

 

Trois ou quatre ans après sa plantation, le caféier commence à produire. Ce n’est qu’une fois mûres, après six à huit mois de floraison, que les graines entament leur périple. Première étape, la cueillette des cerises, faite à la main pour ne pas que les vertes se mélangent aux rouges et en altèrent le goût. Puis le dépulpage, le même jour, pour séparer les graines de leurs coques. Vient ensuite la fermentation, où le grain se contente de ne rien faire, avant d’être lavé à l’eau claire, puis séché au soleil.

 

Là, les graines sont prêtes à rejoindre les marchés internationaux. Transportées par sacs de 60 kg, elles empruntent routes, ports et aéroports. Plus que quatre étapes : torréfaction, mouture, préparation et dégustation.

 

Plaque tournante de la drogue il y a quelques années, la Colombie est aujourd’hui très sécurisée. Et si elle souffre toujours de cette image négative, la merveilleuse route du café est beaucoup plus réelle que celle de la coca. Et beaucoup plus visitable, histoire de donner un peu d’énergie à un luxueux voyage sur mesure en Amérique du Sud.

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