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Cologne en fête

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Il débute le 11 novembre et se termine le « mercredi des cendres ». Considéré comme la cinquième saison de l’année, le Carnaval de Cologne est, pour ses participants, presqu’aussi important que Noël. Autochtones, immigrants, touristes, tout le monde est invité à se revêtir déguisements ou tenues de bals pour l’occasion.

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La première journée (Weiberfastnacht) est consacrée aux femmes. Dans les rues, tôt le matin, on voit rouge. C’est la couleur qui domine les tissus portés. Le jour n’est pas férié mais le beau sexe va travailler en robe de soirée. La foule se divise vers 10h : les mères au foyer se dirigent à l’Alter Markt, marché où elle passent leur temps libre soit comme clientes, soit comme vendeuses. Une heure après, à 11h11 exactement, le carnaval est officiellement ouvert par la trinité du Prince, du Paysan, et de la Vierge. S’ensuit une procession, au milieu de l’après-midi, en l’honneur du comte Jan von Werth, alias Jean de Weert. Avant le début de la soirée, les femmes coupent les cravates de leurs hommes. Puis vient l’heure du bal masqué. Oh eh ! Oh eh !

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Le vendredi qui s’inscrit dans le cadre du carnaval, celui qu’on appelle le « survivant du Weiberfastnacht » risque de surgir à tout coin de rue. C’est pourtant le moment idéal pour entreprendre une visite guidée, avant de renouer avec les festivités nocturnes. Avis aux couche-tard : il n’est pas question de nuit blanche, le samedi. Au traditionnel « Frühschoppen », rendez-vous que l’on se donne en fin de matinée dans une taverne, succède une escapade à Neumarkt. La ville déborde rapidement de « Jecken », à savoir des carnavaliers. Le soir, c’est la fê…te, la fêêête !

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Dimanche, de même, le réveil sonne à 10h30. Impossible de manquer la parade : c’est au tour des écoliers de défiler. À chaque quartier son costume traditionnel. Cette sectorisation procure une variété de couleurs en adéquation avec la joie ambiante. Le programme du soir, et de la nuit, reste le même. Le point d’orgue du festival n’est autre que le lundi de la rose. Il débute, comme précédemment, par une imposante parade due au Comité du Carnaval de Cologne, créé de 1823. Là encore, c’est un feu d’artifice de couleurs qui s’offre à la vue. Des bonbons (“Kamelle”), des bouquets de fleurs fusent de toutes parts (“Strüßjer”), sous les yeux d’un million de spectateurs tirés à quatre épingles. Le « cri de guerre du Carnaval » résonne continuellement dans toute la ville. “Kölle Alaaf” !  “Kölle Alaaf” ! Autrement dit, “Longue vie à Cologne!”

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Restent mardi et mercredi. Les parades continuent dans la banlieue de Cologne. Les carnavaliers les plus assidus possèdent au moins un costume par jour. Les défilés s’interrompent généralement à l’heure du déjeuner avant de reprendre jusqu’à minuit, en compagnie de “Nubbel”, personnage régional qui se voit brûlé pour l’occasion. Ce « sacrifice » augure le dernier jour du carnaval, le « mercredi des cendres ». Selon la tradition, les gueules de bois se soignent autour d’un plat de poisson, à partager dans l’une des meilleures tables de Cologne, en l’occurrence Le Moissonnier. C’est dans ce restaurant doublement étoilé que s’achève ce voyage exceptionnel. Longue vie à Cologne !

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