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Coco Bodu, le joyau des Maldives

  |   Asie, Maldives   |   No comment

Des 1 190 îles des Maldives, 87 ont été transformées en hôtel de luxe. Parmi eux, le Coco Bodu Hithi Island.

On y va pour se laisser aller, pour se laisser porter au large d’une plage a priori abandonnée. Comme quoi les apparences se veulent trompeuses. Pas de programme surchargé aux Maldives. Arrivé à Malé, la capitale et ville la plus peuplée de cet archipel réputé pour sa grande beauté, un large choix se présente à chaque voyageur. Sur 1 190 îles au total, 87 ont été transformées en hôtel de luxe. C’est le cas de Coco Bodu Hithi Island qui épouse, à l’ouest de l’atoll Malé Nord, la forme d’une larme. Aucune raison d’y pleurer, pourtant. Ou bien alors de joie, car ce cinq étoiles promet un séjour inoubliable.

 

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Au milieu des cent villas bordant les plages cristallines de Coco Bodu, impossible de ne pas trouver chaussure à son pied. Presque toutes offrent un accès direct à la mer, qu’elles soient montées sur pilotis ou construites au bord de l’eau, avec juste ce qu’il faut de sable entre les deux afin de garder les pieds sur terre. On ouvre la porte pour tomber nez à nez avec une espèce de bol géant. La baignoire trône au beau milieu de la pièce, antichambre d’une terrasse en tek. Du jacuzzi on passe à la piscine privée, puis à la lagune, avant d’effectuer le chemin inverse. Ces trois étapes deviennent quotidiennes, un rituel qui confirme que l’on a bien pris ses marques. On sort alors de sa chambre pour bousculer ses nouveaux points de repères.

 

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Une femme en blouse de coton blanche furète dans les buissons avec une concentration déconcertante. C’est Chiara Fumagalli, la responsable d’un programme de sensibilisation à la protection de l’environnement. De nombreuses espèces rares cohabitent en effet sur Coco Bodu. Et c’est à cette scientifique appliquée qu’il revient de les étudier, si ce n’est de les soigner. C’est grâce à elle que l’île a su préserver sa barrière de corail. En dix minutes, on en apprend plus d’elle sur les Maldives qu’en lisant le chapitre « nature » de quelque guide touristique.

 

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Les Maldives s’étudient aussi dans l’assiette. Le Coco Bodu abrite sept restaurants et bars, dont certains servent des plats et ingrédients locaux. Avec vue sur la mer ou la piscine à débordement, les autres tables proposent de traditionnelles cartes internationales, notamment japonaise. Mais la force de l’hôtel est de proposer, chaque semaine, des dégustations de vins prestigieux.

 

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On peut se barricader dans sa chambre sans avoir l’impression d’y être claquemuré. Entre une terrrasse en tek, peuplée d’un bassin et de chaises longues, un petit jardin prolongeant cet espace privé, on ne saurait se sentir à l’étroit. Chaque villa forme un foyer que l’on quitte pour mieux y revenir. Le soir, concerts et spectacles animent les différents espaces du Coco Bodu, mais le divertissement qui a le plus de succès demeure le cinéma en plein air. Il suffit de s’imaginer à la belle étoile, les pieds dans le sable ou dans l’eau, face à un écran géant, pour être convaincu. Un bon classique pour une expérience peu banale. La nuit est aussi noire que le jour est clair, si bien qu’aucun reflet ne gêne la projection. Des serveurs passent avec un plateau de cocktails faits maison. Un avant-goût du paradis sur terre.

 

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Le lendemain, on peut partir à la découverte d’une autre île. Il y a Coco Privé, juste en face, ou bien, plus au sud, la capitale, Malé. A côté de Coco Bodu, cette dernière passe pour un moteur en surchauffe. Tant de bruit, de circulation, de monde choque tout à coup. La population de la ville croît si vite qu’il a fallu agrandir certaines îles artificiellement. Plus d’infrastructures tuent l’architecture. Heureusement, certains sites sont restés intacts. Le centre islamique de Malé, par exemple, date de 1984 et attire des milliers visiteurs chaque année. Face à cette agitation, on est content de rentrer à Coco Bodu, où se profilent encore quelques jours de parfaite tranquillité.

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