Blog

pep-Londres-Browns

Le Brown’s fait peau neuve ?

  |   Angleterre, Europe   |   No comment

Tel un serpent en pleine mue, Brown’s Hotel vient de subir quelques transformations. Après trois mois de travaux, rondement menés par Olga Polizzi, la directrice artistique du groupe Rocco Forte, le cinq étoiles londonien rouvre les portes de sa Kipling Suite. Cet hommage à l’écrivain et ancien client de l’hôtel se traduit par la fusion de ses supposés appartements avec l’Albemarle Suite, qui porte le nom de la rue en contrebas. Une adresse prestigieuse au cœur de Mayfair, le quartier des galeries et des boutiques de luxe.

pep-Londres-Browns-1

Le Brown’s a la réputation d’être le tout premier hôtel de Londres. À ce titre, il n’en est pas à sa première mutation. Construit en 1837 par James et Sarah Brown, ce luxueux écrin fut repris par Sir Rocco Forte et ses sœurs, le 3 juillet 2013. Du couple fondateur à cette famille écossaise d’origine italienne, il n’y avait qu’un pas à faire. Ce pas s’appelle Raffles International Hotels, autrefois chargé de la gestion des onze maisons accolées sous le nom de Brown’s. La dernière rénovation en date a coûté non moins de 24 millions de livres.

 pep-Londres-Browns-2

L’ascenseur tout de bois marqueté s’arrête au premier étage. La vue d’un singe en plâtre, perché dans un coin de plafond, interpelle. Le garde idéal pour la Kipling Suite ! Les fans de Mooglie poussent la porte à double battant avec frisson. Sur la commode de l’entrée se dresse une lampe dont le pied s’enroule autour d’une liane en fer. Le papier végétal signé Lewis & Wood évoque avec succès – tel était l’effet recherché par l’équipe d’Olga Polizzi – le décor du Livre de la jungle. Les rideaux en soie de Manuel Canovas sont dégagés de manière à laisser entrer la lumière naturelle. De grandes baies vitrées offrent une vue d’autant plus appréciable sur Albemarle Street, qu’elle donne envie de s’aventurer dans le cœur artistique de Londres. « De même que toutes nos autres chambres, la Kipling Suite doit refléter l’atmosphère de la ville qu’elle occupe. C’est pourquoi je me suis efforcée de choisir un mobilier de style anglais », explique la décoratrice en chef.

pep-Londres-Browns-3

Parlant mobilier, le mariage entre antiquités et design contemporain ne présente aucune faille. Un certain Julian Chichester se cache derrière la plupart pièces sélectionnées. Les moulures au plafond sont d’origine. Elles encadrent un lustre en albâtre des années 1940, assortis à deux lampes de chevet italiennes du même style. Le bloc de velours qui trône au pied du lit cache un écran plat télécommandé. Sur la table de nuit charge un téléphone Android laissé à l’entière disposition des clients. Cet appareil permet de passer des appels internationaux, de s’orienter, et d’utiliser internet gratuitement en ville. Le trésor absolu de ces appartements de rêve s’avère une lettre manuscrite encadrée rédigée et envoyée par Rudyard Kipling durant un séjour au Brown’s Hotel.

pep-Londres-Browns-4

La chambre communique avec un dressing de 9m2, et une salle de bains de 16 m2, constituée d’une double douche et d’une baignoire en marbre Arabescato, et d’un lustre chiné chez un brocanteur du Sussex. La gamme de cosmétiques 100% bio a été créée spécialement par Spiezia Organics pour Brown’s Hotel. Les mêmes produits se trouvent, entre autres, utilisés au spa. À bons entendeurs…

 pep-Londres-Browns-5

Cette rénovation s’accompagne d’un nouveau programme, The Rocco Forte Suite Experience. Le concept inclut un ensemble d’expériences exclusives, telles qu’une journée en compagnie d’un personal shopper de chez Paul Smith, dont la boutique se situe juste en face ; une visite privée de Peter Harrington Rare Books, sur Dover Street ; la découverte d’un magasin de jouets de nuit ; un atelier de fabrication de martini dans sa chambre ; un Bloody Mary masterclass au Donovan Bar. N’oublions pas les 80 galeries avec qui le Brown’s nourrit d’étroits partenariats. Ainsi se voit-on pris intégralement en charge, du check-in au check-out.

No Comments

Post A Comment