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Nouvelle adresse de charme à Honfleur

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Troisième adresse de La Collection Saint Siméon, l’hôtel Saint-Delis est un véritable délice. Si le jeu de mots s’impose naturellement, il n’en demeure pas moins fondé. Ce nouveau boutique hôtel honfleurais, adopté par la famille Relais & Châteaux à peine un an après son ouverture, elle-même perturbée par la crise sanitaire que nous continuons de vivre en ce moment, revêt un charme incomparable. Il s’agit de l’ancien hôtel particulier de l’artiste Henri de Saint-Delis (né le 4 avril 1878 à Marconne et mort le 15 novembre 1949 à Honfleur), un amoureux de Honfleur qui y vécut et travailla une bonne quarantaine d’années, enseignant la peinture tout en refusant formellement de vendre la sienne. De santé fragile, il lui arrivait souvent de se rendre en Suisse, profiter du bon air frais des montagnes. Un va-et-vient que reflètent les toiles dont disposent le musée Eugène Boudin, non loin de là. De même, la dernière acquisition de Jean-Marie Boelen, le propriétaire de l’hôtel Saint-Delis, arbore un paysage helvétique d’un côté et une scène normande de l’autre.

Pile ou face ? Peu importe. L’essentiel, c’est que la clientèle ressente l’empreinte du peintre aux quatre coins de son ancienne demeure, qui fut entre temps le domicile d’un médecin. Tout a été mis en œuvre afin que l’esprit de Saint-Delis survive, notamment à travers une poignée d’œuvres originales exposées dans les parties communes. A commencer par « La Chaumière de Saint-Siméon », dont ressort une douce harmonieSur la cheminée du grand salon-salle à manger repose un portrait de l’artiste réalisé, l’année de sa mort, par l’un de ses nombreux amis, Victor-Ferdinand Bourgeois (né le 1er août 1870 à Amiens, et mort à Dieulefit le 6 octobre 1957). La séance de pose aurait eu lieu dans l’atelier du modèle, où il est à présent possible de séjourner.

Il s’agit de la 3, à laquelle s’ajoutent huit autres chambres. Si la 1 abritait jadis la couche de l’artiste lui-même, la 5 se présente sous la forme d’un duplexe offrant une vue renversante sur la ville. Le spot idéal pour tout écrivain en manque d’inspiration. Deux chambres se situent dans le jardin (l’une est d’ailleurs équipée d’une rampe d’accès pour personnes à mobilité réduite), où trône un palmier centenaire. Erreur de casting ? Loin de là ! Calcul commercial très précis : certaines espèces végétales, résistantes au climat marin, se voyaient importées en France, au même titre que d’autres marchandises exotiques telles que les épices.

Il ne sont pas un mais deux architectes à l’origine de la conversion hôtelière de ce domaine privé, Jessy Kl¨nhammer et Marc Vander Els. Duo belge qui a joué la carte de la simplicité, de l’élégance, de l’épure, au profit d’un charme avant tout naturel. Leur choix s’est porté sur du chêne clair pour les meubles fabriqués sur-mesure, du parquet à lames larges pour le sol, des rideaux cousus au millimètre près, et de généreux fauteuils aux tons sourds. Les motifs abstraits imaginés par leur compatriote Adrien Roubens (et non Rubens), graphiste de talent, font écho à des toiles de Saint-Delis.

Question confort : un sans faute. Chaque salle de bain dispose de sa propre douche hammam, innovation qui annonce la transformation que subit actuellement le spa de la Ferme Saint Siméon, à quelques rues seulement. Son restaurant la Boucane approvisionne d’ailleurs le Saint-Delis en mets exquis. A commander depuis sa chambre d’hôtel, grâce à des tablettes dernier cri. Sinon rendez-vous au Vieux Honfleur, l’une des tables favorites de la reine d’Angleterre à Honfleur, dès que le contexte sanitaire le permettra de nouveau. On ne le redira jamais assez : un vrai délice que cet hôtel Saint-Delis,

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