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Quinta da Comporta, un modèle de luxe eco-responsable

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Cap sur le Portugal qui abrite en son sein un projet de construction durable des plus attrayants. Son nom ? Quinta da Comporta. Aux commandes ? Miguel Câncio Martins, propriétaire d’une exigence écologique à toute épreuve. Son hôtel occupe l’emplacement d’anciens entrepôts de riz, démolis puis refaits à l’identique, afin de respecter le plus possible la nature environnante. Les deux fermes voisines ont également été détruites puis remplacées par deux structures semblables, fabriquées dans un mélange de bois canadiens de plus de cent cinquante ans. L’une accueille le restaurant ; l’autre, le spa. Les déchets liés aux travaux ont servi à réaliser des terrassements, des panneaux solaires. L’eau du chantier permet d’arroser les plantes. Il aura fallu étudier l’isolation des sols, des murs, et des façades de près, afin de réduire au maximum les dépenses énergétiques.

L’établissement compte soixante-treize suites et chambres de luxe, bordées de rizières verdoyantes, de pins et, non loin, des plages de Carvalhal et de Pego. Chacune se présente, par sa décoration raffinée, comme une déclaration d’amour à l’artisanat portugais, quoique certains meubles trahissent un élan de modernité. Le choix de matériaux 100% naturels et de tons chauds contribue à une atmosphère de détente absolue. Les portes sont tapissées de canisse (claie de roseau, ndlr), des paniers en paille tressée ornent les murs, des tapis en sisal (agave américain, ndlr) habillent des sols en bois où il fait bon se promener pieds nus. Presque tout est Made in Portugal. Miguel Câncio Martins s’est également tourné vers des artistes de renom, tels que Patrick Michel pour les peintures au sol, Bela Silva pour les sculptures, et George Pelletier pour les luminaires en plâtre.

Sans oublier les quatre villas qui résident sur le site. Reconnaissables à leur toit en chaume et à leur façade en jonc de rivière, celles-ci disposent de trois chambres chacune, d’une terrasse privée avec piscine et vue sur les rizières. Le carrelage des salles de bains, toutes ouvertes sur l’extérieur, a été fait sur-mesure pour Quinta da Comporta. 

Quant aux jardins de l’hôtel, ils témoignent d’un soin tout aussi important. A Comporta, la nature fait partie intégrante du quotidien. Ce dont notre quinta rend parfaitement compte, à travers une végétation aussi dense que verdoyante. Oliviers, pins, chênes-lièges, arbres fruitiers, romarin, lavande, toutes ces espèces locales cohabitent sur une vaste étendue de sable favorable à une moindre une consommation d’eau. « L’essentiel était d’imaginer un hôtel s’intégrant parfaitement à l’habitat naturel de Comporta. La transition entre les champs de riz, le restaurant, le spa et les chambres a été pensée pour être en harmonie et demeurer fidèle à l’héritage local », dixit le maître des lieux. 

 

On l’aura compris, Quinta da Comporta rime avec bien-être. En ce sens, il ne pouvait pas ne pas abriter un spa, dont toute la philosophie repose d’ailleurs sur la culture du riz, aliment, élément de cohésion sociale.. Du nord au sud de l’équateur, qui n’en consomme ? Une sorte de fil rouge, cousu de fil blanc. « A Comporta, on cultive le riz depuis 1925 et Quinta da Comporta, ancien lieu de récolte et de battage du riz, se trouve au milieu de ces rizières luxuriantes. Le grain de riz ayant d’extraordinaires propriétés anti-oxydantes et anti-âge, il nous a paru naturel de les exploiter pour créer une expérience de soin autour du riz : Oryza spa et sa rizothérapie. Nous avons également créé une marque naturelle et responsable de produits issus du riz : Oryza Lab », explique Marianne Brass, chargée de développer les produits du spa, lequel se compose de six cabines et d’un bassin intérieur. S’agissant de la piscine extérieure, elle s’étend sur plus de quarante mètres face à une rizière dont la symétrie invite à la méditation.

Que serait un établissement de luxe sans restaurant ? Avec ses immenses verrières, son mobilier en bois et ses faïences vertes (énième clin d’œil à la nature environnante), la table de Quinta da Comporta ne passe pas inaperçu. « J’ai toujours voué un culte à cette région réputée pour sa cuisine aux herbes. Nous ne faisons pas que des plats typiques, nous proposons un voyage culinaire au travers d’une cuisine qui se veut contemporaine et d’influence méditerranéenne. Nous nous servons d’ingrédients cultivés et pêchés localement et de légumes issus de notre potager biologique », explique João Sousa, chef exécutif à qui nous donnerons, pour l’heure, le mot de la fin.

 

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