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Cap sur le Cap d’Antibes en bonne compagnie 1/2

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Le 11 mai, la libération approche. Ou presque. Les frontières demeurant fermées, les Français se demandent s’ils pourront voyager cet été. Probablement dans l’hexagone. Alors direction le Sud, afin de préparer une escapade chargée d’histoire et de beauté.

« Pourquoi des romans ? Pourquoi des promenades ? Dans la littérature ce sont les descriptions que je préfère. Dans ma ville dédiée à l’art, Antibes est plutôt muséale, Juan-les-Pins terriblement hétéroclite, Antibes-les-Pins trop vaste, mais le Cap d’Antibes infiniment rare : il faut juste y parvenir pour qu’il existe ». C’est en ces termes que la numéro 1 de l’hôtel Belles Rives, Marianne Estène Chauvin, parle de sa région. À ses racines azuréennes s’ajoute une sensibilité artistique, qui font d’elle le parfait guide pour découvrir le cinq-étoiles et ses environs. C’est d’ailleurs la même promenade, sur le thème architectural, que propose aujourd’hui son association 1930 Cap d’Antibes – les Amis du Belles Rives, créée en 2000.

VILLA PICCOLETTE : « Il s’agit de l’une des plus ancienne villas de Juan-les-Pins. Sa construction date du XIXème siècle. Vous remarquerez sa tourelle romantique et ses cigognes en frises. Cette maison et l’Hôtel Belles Rives ont un habillage de façade similaire, fait de pierres taillées dites  »écailles de tortue ». Madame du Sault en fut la propriétaire jusque dans les années 1970. Mariée à un ambassadeur, elle fit de cette demeure un véritable cabinet de curiosités, avec des chaises à porteurs chinoises, des armoires espagnoles monumentales, des pétrins bretons et lits à baldaquin. Tous les matins, on pouvait voir Madame du Sault aller prendre son bain de mer rituel. Elle céda la place au créateur de la marque de prêt à porter Esprit, qui résida en ces lieux, jusqu’en 2015. »

LE PROVENÇAL : « Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cet éléphant blanc fut l’un des plus prestigieux palaces de la Côte d’Azur. Il fut érigé à la demande de Frank-Jay Gould, le premier d’une longue série de propriétaires à mourir sans héritier(s), dément, ou noyé dans sa piscine… Abandonné depuis 1975, il demeure peu connu. Pourtant sa mémoire mérite d’être entretenue. Maharadjahs, nababs d’Hollywood et magnats de l’industrie y dansèrent durant les années folles avec Marlène Dietrich et les Dolly Sisters… Les impressionnants vestiges de l‘édifice ont heureusement conservé leur élégance, ponctuée de corniches en staff et de balcons en fer forgé. Disparus la piste autrefois endiablée, et le parquet de chêne vert. Une grue immense se dresse à l’entrée, annonçant la réfaction de cinquante appartements luxueux, chacun doté d’piscine privée et d’un éclairage multicolore. Sans oublier la future galerie de beaux magasins en contrebas. God Save the Provençal ! »

GALERIE DU CASINO : « Ce qui fut un ruban de devantures pour le moins léchées se révèle être aujourd’hui un ensemble de magasins de beachwear (sandales, franges, et paniers), de marchands de glaces à emporter… Il suffit toutefois de lever pour remarquer quelques détails Art Déco, fenestrons ovales, balconnets en ferronnerie, lanternes œil de mouche et horloge sur la mer… Rendez-vous au numéro 14, pour déguster les meilleures crêpes Grand Marnier Lapostolle au monde. »

VILLA MAY FLOWER : « Entièrement rénovée il y a peu, cette villa témoigne du génie architectural de César Cavallin, qui mit un point d’honneur à utiliser absolument tout le terrain qui était à sa disposition, jusqu’au moindre centimètre carré d’un ancien jardin. Le bâtiment fait penser à un vaisseau immaculé à plusieurs ponts, typique de la Cunard Line, la plus vieille compagnie de croisières transatlantiques en activité. Elle fut pendant longtemps la concurrente de la White Star Line. À apprécier, comme au Belles Rives, la présence de motifs remarquables en fer forgé. »

LES KARTINGS : « Pneus, néons et moteurs hurlant de mille et une couleurs. Les anciennes cabines de bain des plages les prisées de Juan-les-Pins ont été transformées en kartings. Leur emplacement, deux découpes rectangulaires au sous-sol de la promenade, n’en demeure pas moins insolite. » Ainsi s’achève la première partie de cette visite guidée du Cap d’Antibes, avec l’une de ses plus ferventes thuriféraires.

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