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Restons forts… en chocolat !

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Tous parqués, alors que Pâques approche à grand pas. Par temps de confinement, le raffinement s’avère une source précieuse de réconfort. Si les plaquettes de chocolat religieusement empilées dans le placard de la cuisine feront l’affaire pour le moment, les gourmets ne peuvent s’empêcher de rêver aux œufs que les grands pâtissiers avaient conçus pour eux. Retour sur des créations dont on espère qu’elles verront, malgré « tout », le jour.

L’envol de Nicolas Paciello

C’est en découvrant le jardin intérieur du restaurant Le Joy, situé au cœur de l’Hôtel Barrière Le Fouquet’s Paris, que le Chef Pâtissier Nicolas Paciello a imaginé un œuf de Pâques en forme de cage à oiseaux. Ironie du sort… À présent, c’est la France qui est privée de sortie. Mais pas de dessert ! Réalisé à base d’un chocolat noir 72% pur Venezuela, cette création repose sur un socle praliné noisette, feuillantine et chocolat au lait, qui abrite un petit oiseau au chocolat blanc bariolé. Clin d’œil aux volatils perchés aux quatre coins du bar Joy ; car l’objectif du cuisinier était se fondre complètement dans le décor choisi par Jacques Garcia pour l’hôtel. Un cadre entièrement peint à la main, censé plonger la clientèle de l’établissement dans une ambiance printanière et florale. « C’était une évidence pour moi de mettre en avant le Joy, un lieu magique dans lequel je me sens comme à la maison… véritable source d’inspiration », dixit le Chef. En était prévu de pouvoir commander cette œuvre limitée au téléphone, à partir du 1eravril. Espérons que cette idée soit maintenue.

Fiat lux, avec Tristan Rousselot

Autre hommage décoratif. Celui que Tristan Rousselot rend à l’intérieur du Prince de Galles. On dirait une lampe mais elle est comestible ! C’est la première fois que le palace parisien dévoile une « œuvre » pâtissière à la fois ergonomique et esthétique. Elle s’intitule « Light ». Ses rondeurs, très travaillées, évoquent le lien qui unit le beau à l’utile, la fonction à la forme. En d’autres termes,  cette pièce si particulière peut servir et de lampe de chevet et de « midnight snack ». Equipée d’un système LED, elle s’accompagne d’une télécommande qui permet d’activer l’éclairage de son choix. Quid du goût ? De couleur bronze, l’œuf de Pâques du Prince de Galles se compose essentiellement d’un chocolat noir rare, la Cuvée Kilti Haïti 66%, issu d’une production raisonnée EXCLUSIVE, notion chère à Tristan Rousselot. Ce grand cru présente une amertume contrastée en bouche, une touche fruitée qui se conjugue à la puissance bien connue du cacao. Lampe à poser, lampe à croquer … « Light » devrait être disponible en édition, du 7 au 15 avril 2020. Pourvu que ce soit toujours le cas.

Le nid de Maxence Barbot

Il débarque à peine dans les cuisines du Shangri-La – son arrivée date du mois d’octobre 2019 – et frappe déjà fort. Pour Pâques, le Chef Maxence Barbot propose un œufs en nid d’abeille. Pourquoi écarter les oiseaux ? Parce que la reine dardée représente la famille Bonaparte. Or, le cinq étoiles parisien appartenait autrefois à nul autre que le Prince Roland Bonaparte. La pièce maîtresse de cet ambitieux dessert se compose d’un chocolat noir 62% dit Passionato, ainsi que d’arôme d’épices et de tanins. De la dentelle pour les dents ! Ajourée en essaim, elle est vouée à être présentée dans une boîte de ruche en pin des Landes. Cet écrin à tiroir cache en son sein des petites abeilles chocolatées, garnies de miel de châtaignier. Lesdites ouvrières reposent sur une tuile légèrement cacaotée. Leur reine se distingue, quant à elle, par son aspect et son goût praliné, clin d’œil aux noisettes torréfiées disposées au pied de l’œuf. Plus complet et ludique, il n’y a pas. Le raffinement à l’état pur !

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