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Time Square EDITION, nouvelle oasis au cœur de NYC

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C’est un pur joyau qui a vu le jour, il y a un peu moins d’un an, au coeur de Time Square, à New York. Né du mariage entre Ian Schrager, ce magnat de l’immobilier féru d’architecture, et Marriott International, Le Times Square EDITION marque une nouvelle ère dans l’histoire de la ville et dudit quartier, dont la Grande Dépression et la Seconde Guerre Mondiale ont signé le déclin. Bonjour prostitution, crime, et drogues. Il aura fallu attendre le milieu des années 1980, l’ouverture du Marriott Marquis et la sortie du film Le Roi Lion au New Amsterdam Theater pour voir ce cœur vibrant d’influences diverses renaître finalement de ses cendres. C’est dans ce renouveau que s’écrit l’ascension, encore toute récente, du Time Square EDITION.

Le seuil de cette nouvelle adresse chic, luxe, et branchée à peine franchi, et nous voilà déjà transportés dans une autre dimension. Au bout du hall d’entrée futuriste, car immaculé (c’est un peu la lumière blanche au bout du tunnel), un vaste miroir circulaire vert rappelle le travail du plasticien indo-britannique Anish Kapoor. L’hommage est assumé. Un premier ascenseur mène du rez-de-chaussée au septième, puis au dixième étage, où se dévoile immédiatement, sur la gauche, une réception ornée de lierre. La végétation s’avère tout aussi présente dans le reste de l’établissement. Une invitation à rompre avec le rythme effréné que nous impose le quotidien. Bien que plongé dans l’effervescence d’un quartier qui ne dort jamais, le Time Square EDITION se présente comme une oasis citadine à part entière au cœur de la Grande Pomme.

L’hôtel compte non moins quatre cent cinquante-deux chambres (accessibles par un deuxième jeu d’ascenseurs) et six bars. À chacun son caractère, son atmosphère propre. Les Parisiens devraient être sensibles à l’Off the Terrace Restaurant, inspiré de L’Orangerie et du Jardin des Tuileries in Paris. Il s’agit d’ailleurs certainement du plus grand paysage intérieur imaginé par Madison Cox, lequel s’étire sur plusieurs étages. Bois précieux, velours moelleux, cuirs cirés, marbres polis, métaux brossés… autant d’éléments propices à créer un décor à la fois simple et tendance, une ambiance tant intime que chaleureuse, soit la panacée contre un rythme de vie effréné que beaucoup alimentent, sciemment ou non, en dehors de l’hôtel.

Dans les cuisines de l’établissement se cache John Fraser, le premier chef étoilé à s’implanter à Time Square. C’est lui qui orchestre plats et boissons dans la « cacophonie » la plus totale. Ce terme désigne la variété de son offre. Pas question pour lui de proposer les mêmes recettes dans chacun des espaces de restauration du Time Square EDITION. S’agissant du 701 West, cette table-ci se voit souvent comparée à une boîte à bijoux comble de saveurs colorées. Dans ce feu d’artifice gastronomique, le velouté de homard apparaît comme un des plats incontournables. Le Terrace Restaurant and Outdoor Gardens se situe, quant à lui, entre la brasserie française typique et le traditionnel steakhouse américain. The Lobby Bar est l’endroit idéal pour grignoter. Le Terrace, au neuvième, se distingue ne serait-ce que par la série de portraits de « vrais New-yorkais » en noir et blanc qui habillent ses murs. Petit déjeuner, brunch, et dîner s’y succèdent tous les jours. Les frites-allumettes de Fraser sont à se rouler par terre. Autre surprise : le pancake du matin a l’épaisseur et la consistance d’un cake breton. Il est servi à même son récipient de cuisson, dont l’originalité tient surtout à sa forme ovale. Avis aux sportifs : direction la salle de gym, tout de suite après l’avoir englouti car on ne saurait en laisser une miette.

Jeudi, vendredi, samedi, le Paradise Club est devenu, depuis son ouverture, THE place-to-be dans le centre de New York. La fille de Cindy Crawford y a récemment fêté ses dix-huit ans. Il s’agit d’un lieu hybride. Un bar doublé d’une salle à manger dominée par une scène où se tient un spectacle, de 20h à 23h en général, lequel finit par céder la place à un DJ. Il faut compter trente minutes de battement entre la fin du repas et la transformation complète du restaurant en dance floor. Les lumières s’éteignent progressivement pour laisser les courbes de danseuses de cabaret onduler dans l’obscurité. Théâtre, danse, chant, cirque, littérature… tous les arts se rencontrent sur cette piste polyvalente, contribuant ainsi à la production de soirées inoubliables. « Le Paradise Club est un lieu d’aspirations… d’invention… de réinvention. Un refuge, où profiter de la vie, oublier. Le parfait exutoire », dixit Ian Schrager. De quoi accuser la place de Time Square en tant que carrefour du divertissement, à New York, voire dans le monde.

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