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Promenade autour du NoMad

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Le plébiscite dans la presse française est notable. Son nom revient dans toutes les interviews de célébrités, qui lui passe, une à une, de la pommade. Des éloges justifiés. Petit dernier de la famille Sydell, qui a racheté son écrin pour non moins de quarante millions de dollars, le NoMad contribue depuis son lancement, il y a tout jute un an, à la revitalisation du cœur de Los Angeles. Personne n’osait s’aventurer à Downtown auparavant. Pas à pied, en tout cas. Autour de l’hôtel, les rues grouillent désormais de monde. Un fourmillement encourageant.

Construit en 1923, ce bâtiment néoclassique aujourd’hui prisé à l’international, abritait les quartiers généraux de la Bank of Italy, ancêtre de la Bank of America fondée par Amedeo Giannini. De cet héritage demeure un imposant coffre fort de 50 tonnes préservé au sous-sol de l’établissement. Colonnes doriques, plafonds ornés de feuilles d’or, et sols en marbre… Cette architecture unique est due à la société Morgan, Walls & Clements, relayée près d’un siècle plus tard par Jacques Garcia, qui tenait à apporter une touche méditerranéenne au NoMad.

La coffee shop dans l’entrée se veut la copie conforme du Café Florian de Venise. Des arcs en ogive introduisent le Bar Giannini, en face. Sur le toit, une réplique d’Orcus, statue qui trône au milieu du Sacro Bosco, plus connu sous le nom de jardin des montres, borde la piscine. Un monstre cracheur de feu, puisque cette sculpture sur-mesure sert à l’occasion de cheminée.

Parlant flammes, enfer, l’hôtel mise avant tout sur la gourmandise de ses invités. Un péché qu’attisent, main dans la main, Daniel Humm et Will Guidara, le duo de choc qui a valu aux NoMad de New York (L’hôtel tient son nom de son emplacement initial dans la Grande Pomme, sur North Madison Avenue. Un nom fortuit puisqu’il évoque le nomadisme, les voyages…, ndlr) et de Las Vegas maintes récompenses, à commencer par la première place au classement des 50 meilleurs restaurants du monde, en 2017. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Vanity Fair ait demandé au tandem de jouer les traiteurs dans le cadre de sa vingt-cinquième Oscars Party. Et le prix du meilleur avocado toast de Los Angeles revient à… Ne parlons même pas du Milk & Honey, dessert signature à la carte du Room Service. À commander à tout prix. De quoi marquer à jamais même les palais salés.

Pourquoi sortir de sa chambre ? L’hôtel en compte 241, dont 31 suites, toutes conçues dans le plus grand raffinement. Une quinzaine d’œuvres réalisées par la société française be-poles, habille chacune d’entre elles, ce qui donne une collection de 4 000 pièces environ dans l’établissement. Aucune ne se ressemble. L’art est d’ailleurs la toute première pierre posée au NoMad LA, la toute première chose, en d’autres termes, qui en ait pénétré les murs. Chineur averti, le propriétaire avait l’habitude de brocanter très jeune en compagnie de sa grand-mère. D’où son attention incontestable aux détails. Par exemple, il est question de donner prochainement à l’hôtel une identité cosmétique particulière. Une gamme propre à la maison est en cours de création. Quand on pense que le même soin sera apporté au futur NoMad londonien (ouverture en 2020), on ne peut que se réjouir.

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