Blog

Rencontre avec Matias de Cristobal, le directeur des hôtels Awasi

  |   Amérique du sud, Argentine, Bien-être, Chili, Découvertes, Expériences, Février, Haut de Gamme, Hébergements insolites, Insolite, Notre séléction, Vins & Gastronomie   |   No comment

Ancien banquier, féru de photographique, Matias de Cristobal ne connaissait rien à l’hôtellerie, avant d’inaugurer la trinité Awasi. Comment cette aventure a-t-elle débuté ? C’est ce que ce businessman hors pair nous a révélé autour d’un chaleureux petit-déjeuner au Saint James, institution du XVIe arrondissement de Paris. Pourquoi là ? Parce qu’à l’instar des trois Awasi, cet hôtel n’en est pas vraiment un, ou du moins n’en a pas l’air.

Matias de Cristobal est avant tout un esthète. « Si j’avais pu, je serais devenu photographe. J’emporte mon appareil partout où je vais. Peu habile de mes mains, je suis surtout très sensible à l’artisanat, qui représente un volet crucial de notre parcours. C’est pourquoi j’avais ouvert un magasin d’art textile à Buenos Air, puis trois à Barcelone, où les articles se devaient d’être exposés comme des œuvres d’art. La banque, ces boutiques et l’hôtellerie, n’ont pas grand chose à voir, vous en conviendrez », nous raconte cet homme d’affaires passionné. Ces activités ont pourtant en commun d’avoir nourri le désir de raconter, sinon une, du moins des histoires.

La naissance de la collection Awasi est liée à deux anecdotes, une mauvaise expérience de voyage et une heureuse rencontre. « Un jour, je suis parti en Afrique pour finalement me retrouver dans un bus avec un groupe d’Argentins bruyants et mal élevés. Je me suis dit “Plus jamais !” ». Cette mésaventure représentait tout le contraire de ce qu’Ana Sainz de Vicuña avait en tête quand elle m’a parlé de son projet d’ouvrir un boutique hotel au nord du Chili. Elle m’a ensuite invité à visiter le site en question, dont je suis, bien sûr, immédiatement tombé amoureux. », explique Matias de Cristobal, des étoiles dans les yeux.

Ainsi est né un hôtel qui n’en est pas vraiment un. Un établissement haut de gamme, où nature et culture sont à l’honneur. Trois piliers, hébergement, gastronomie, excursions dictent les moindres choix opérés en son sein, le défi étant de surprendre un réseau réduit de voyageurs. « Au vu de mon expérience africaine, je me suis dit que le mieux serait probablement de ne convier que des amis d’amis d’amis… ». Avant d’embarquer dans une aventure unique au monde, ces happy few se voient soumettre un questionnaire, censé permettre anticiper tous leurs besoins.

Aujourd’hui, il sont trois Awasi, tous entrés dans le giron Relais & Châteaux. Awasi Atacame et Awasi Patagonia, tous deux campés au Chili. Sans oublier l’Awasi Iguazú, en Argentine. Chacun lancé à cinq années d’intervalle, afin de laisser à leur propriétaire le temps de trouver un terrain de construction attrayant, et de mener des travaux dans le plus grand respect de l’environnement et des populations locales. Aucun ne se ressemble, pour préserver une impression d’unicité. Le service, dans tous les cas, y est à 100% personnalisé et ce, jusque dans les excursions. L’Awasi Patagonia – Chile se distingue peut-être encore davantage par son engagement écologique légèrement accru, puisque cet éco-lodge d’exception abrite également une réserve de pumas. « Je regrette d’avoir été sensibilisé à leur cause, au contact d’un animal mort. La beauté de la pauvre bête n’en demeurait pas moins incontestable. Notre centre se veut autofinancé pour le moment mais nous multiplions les déplacements, en partenariat avec Relais & Châteaux d’ailleurs, pour réfléchir à un nouvelle formule et voir si nous pourrions ouvrir d’autres structures de ce type. » Tout un programme !

No Comments

Post A Comment