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L’Anemi, le meilleur ami de la gastronomie

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Non, le mot anémie ne vient pas de l’hôtel Anemi, un paradis sur terre. On y mange trop bien pour s’y sentir défaillant. Tout séjour au sein de cet établissement de rêve produit l’effet inverse. On y vient pour se ressourcer. Depuis son ouverture en 2007, l’Anemi propose une cuisine tant originale que raffinée. Hormis l’incontournable salade grecque, la carte du LURE – ainsi se nomme le restaurant des lieux – se compose de plats que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur l’île de Folegandros, cette ancienne terre d’asile pour réfugiés politiques reconvertie en havre de paix. A table !

Exit l’inépuisable moussaka, les indénombrables souvlakis et salades dites grecques (« ΧΩΡΙΑΤΙΚΗ ΣΑΛΑΤΑ », dans le texte) ! Monnaie courante dans les Cyclades, ces mets ont disparus du menu de l’Anemi pour céder la place à des plats un peu plus recherchés. Le chef Alexandros Charalabopoulos, qui officie au AthensWas, la maison sœur de l’hôtel, met un point d’honneur à utiliser des ingrédients locaux, depuis une huile d’olive régionale à des crustacés fraîchement pêchés sur le port de Karavostasis si bien que, dans l’assiette, la tradition rencontre inévitablement la modernité. Son second, le chef exécutif George Theodorou, veille, lui, à respecter cet équilibre, satisfaisant par là même les palais les plus exigeants.

On ne s’attend pas à trouver du potiron – un légume réputé d’hiver – en cette saison. C’est pourtant l’un des ingrédients principaux d’un taboulé de quinoa tomates-concombres 100% maison. Chaque élément se révèle coiffé d’une émulsion d’avocat renversante. Parmi les spécialités du LURE , on compte le risotto à la crème de potiron, surmonté d’une glace au poivron. Un mélange chaud-froid qui ravit les palais en mal de fraîcheur. Les « pastitsada » qui suivent sur la carte sont, elles, un gage de tradition. Cette recette importée de Corfu contient des pâtes, des tomates, du veau, du bœuf, de la volaille, des oignons, de l’ail, une pointe de cannelle, et du parmesan. A goûter absolument – avant ou pour le dessert – le souroto, fromage originaire, cette fois-ci, de Folegandros.

Côté sucré, nous recommandons la tarte aux amandes à l’huile d’olive, agrémentée de deux boules de glace vanille et cannelle. Quant à la cave de l’Anemi, elle se constitue à 99% de vins grecs. De quoi faire voyager les papilles, tandis que l’esprit se vide dans un corps sain, bien rempli.

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