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Sur la planète Corinthia

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Associé à une station de métro a priori excentrée, Le Corinthia se présente comme un monde à part, dans le centre insoupçonné de Londres qu’est Embankment. La National Gallery, la Tate Moderne, Trafalgar Square, Westminster Abbey, le Southbank Centre, Covent Garden, Piccadilly Circus, Regent et Bond Street… Ce ne sont pas les attractions qui manquent alentour. Pourtant, la tentation est grande de tout faire, sauf mettre les pieds dehors. Fouler le marbre du Corinthia revient à marcher sur la lune. En avant pour une expérience unique, entre un spa aussi spacieux que spécial – pour ne pas dire spatial – et deux tables étoilées !

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Bienvenue sur Mars, on dirait. L’ESPA est connu pour la fontaine de glace qui trône en sa réception. Les vastes espaces de ce spa exceptionnel (3 200 m2), le plus grand d’Angleterre, s’étire sur quatre niveaux, depuis la mezzanine jusqu’au niveau -2 de l’ascenseur-fusée qui nous transporte d’un étage à l’autre du Corinthia avec une rapidité et une discrétion déconcertantes. L’ensemble est géré par Susan Harmsworth, comète qui creuse son sillon depuis une dizaine d’années dans le domaine des cosmétiques. Autour de cette étoile montante, gravitent Daniel Galvin, responsable du cratère capillaire, Margaret Dabbs, chargée de la station unguéale. Entre deux brushing et une pédicure, l’envie d’un massage peut survenir. Dans ce cas, demander Maria-Cristina, sans hésitation. Avec elle, toute tension disparaît. La douceur de son toucher n’a égal que sa poigne de fer. Adieu les trapèzes béton, les nœuds dans le creux du dos, les crampes aux pieds. On pourrait passer la journée à naviguer entre le sauna, la salle de fitness, et les deux piscines du Corinthia. Cependant, au bout d’un certain laps de temps, la faim finit par éclipser le plaisir du repos.

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Cap sur la galaxie de l’exquis, partagée entre deux pôles, une table italienne d’un côté, anglaise de l’autre. Chez Massimo, les tagliatelles aux cèpes et aux noix et les raviolis au potiron (de saison) sont des must-try. On y trouve aussi des pizzas, entre autres spécialités de la Botte. Il suffit de fermer les yeux pour se remémorer ce moment d’extase gustative. Sur la planète Northall, récemment conquise par Ewan Simpson, se déclinent des recettes britanniques censées réconcilier touristes et autochtones avec la cuisine locale. De là la composition d’un menu « santé » à l’instigation du Dr. Tara Swart, neuroscientifique patentée de la maison. Sa composition ? À une salade d’avocats, oignons, haricots et concombres, succèdent un carpaccio de saumon biologique, mangue, myrtilles, amandes grillées et compotée de citron, un maquereau en croûte de noix, avocat, raison, et vinaigre de Merlot, et, enfin, un tapioca de noix de coco, papaye, citronnelle. Comment ne pas sortir du Corinthia, après avoir été propulsé dans la quatrième dimension, avec des étoiles dans les yeux ?

 

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